‹ Vie et œuvres (volume 2)Chapitre 58 sur 284 · LETTRE XIX · texte numérisé non relu

LETTRE XIX

A LA MÈRE LOUISE-HENRIETTE DE SOUDEILLES, A MOULINS (L'autographe est au monastère de Nevers.)

Vive -f Jésus !

Novembre 1682. j

La paix de l'adorable Cœur de Jésus-Christ soit pour jamais la plénitude des nôtres, ma très honorée Mère, afin que rien ne soit capable de troubler leur tranquillité. C'est donc pour répondre [à] celle dont Votre Charité nous a honorée, où j'ai vu la peine où celle que je m'étais donné l'honneur de vous écrire vous a mise. Oh, sus ! je vous conjure, au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ, de demeurer en paix de tout cela, et de ne point faire de fond sur ce que je vous écris ; puisque je mets, sans prudence ni considération, tout ce qui me vient en l'esprit. Ne vous en troublez donc plus, ma toute chère Mère, et n'en souhaitez pas de ma part d'autre éclaircissement ; suffit que je vous die que le Seigneur se contente de la bonne volonté de notre cœur. J'espère que le sien ne vous refusera jamais les grâces nécessaires pour accomplir parfaitement tout ce

qu'il vous a imposé. C'est ce que je lui demande pour Votre Charité, ma très aimée Mère, à laquelle je fais mille souhaits de bénédiction en sa divine présence, où vous m'êtes très chère, et vos intérêts très avant dans mon chétif cœur, qui conservera toujours pour Votre Charité toute l'estime et le respect dont une sincère affection peut être capable. Soyez persuadée de cette vérité, ma très chère Mère, et n'oubliez pas mes misères en la présence de N otre-Seigneur, dans le Cœur duquel je désire que les nôtres demeurent unis dans le temps et l'éternité par son divin amour, qui me rend toute à vous avec respect l.

Votre très humble et obéissante et indigne fille en Notre- Seigneur,

Sœur Marguerite-Marie de la Visitation Ste-M.

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