‹ Vie et œuvres (volume 2)Chapitre 68 sur 284 · Aumônier de la Communauté de Dijon · texte numérisé non relu

Aumônier de la Communauté de Dijon

même et de tout ce qui dépend de vous, sans réserve, pour ne plus rien vouloir que par la volonté de cet aimable Cœur, ne rien affectionner que par ses affections, n'agissant que par ses lumières, n'entreprenant jamais rien sans lui demander premièrement son conseil et son secours ; lui donnant la gloire de tout, et lui rendant même action de grâces dans les mauvais comme dans les bons succès de nos entreprises, demeurant toujours contentes sans nous troubler de rien ; car, pourvu que ce divin Cœur soit content, aimé et glorifié, cela doit nous suffire. Et si vous désirez d'être du nombre de ses amies, vous lui offrirez donc ce sacrifice de vous-même, un premier vendredi du mois, après la communion, que vous ferez à cette intention, vous consacrant toute à lui, pour lui rendre et procurer tout l'amour, l'honneur et la gloire qui sera en votre pouvoir ; et tout cela en la manière qu'il vous l'inspirera. Après quoi, vous ne vous regarderez plus que comme appartenante et dépendante de l'adorable Cœur de Notre- Seigneur Jésus-Christ, y ayant recours en toutes vos nécessités, et y établissant votre demeure, autant que vous le pourrez, et il réparera ce qu'il pourra y avoir d'imparfait dans vos actions et sanctifiera les bonnes, si vous vous unissez en tout à ses desseins, qui sont grands sur vous, pour se procurer beaucoup de gloire par vous si vous le laissez faire. Mais pardonnez, chère Mère, à cette orgueilleuse qui vous dit si librement ses pensées. Ne vous en fâchez pas, puisque tout cela ne vient que d'un cœur qui a pour Votre Charité toute l'amitié, l'estime et le respect possible, mais qui ne vous sait pas bon gré de la pensée que Votre Charité prend si souvent que je vous oublie. Peut-on oublier ce que le Seigneur nous a rendu si cher ? Quittez donc cette pensée, et ayez toujours un petit souvenir de celle qui est toute à vous dans l'amour de son sacré Cœui\ qui unit et transforme les nôtres en lui pour le temps et l'éternité. D. S. B.

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