‹ Vie et œuvresChapitre 13 sur 265 · Sœur Marie-Virginie de Martinières · texte numérisé non relu

Sœur Marie-Virginie de Martinières

3. Les sœurs Louise-Marie et Marie-Régis Destut de Tracy, toutes

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et gracieuse réponse, el la manière ardente avec laquelle vous nous accordez votre consentement sur la requête que l'on doit présenter au Saint- Père, pour l'établissement de la dévotion et de la fête du sacré Cœur de Jésus. J'en ai fait part à notre chère Communauté, qui en pleurait de joie, voyant la vôtre si méritante, si zélée pour ce Cœur adorable. Je puis assurer Votre Charité, ma chère Mère, que votre lettre et celle de Rouen ont tout embrasé nos cœurs du feu divin de celui de Jésus ; et c'est avec plaisir que je viens vous faire part de ce que la Déposée, sœur Marie- Agnès Gréard ', nous marque sur le progrès de cette insigne dévotion, qui est passée en Espagne par ses soins. Un écrit étant tombé entre les mains du Roi Philippe, cet auguste monarque en a été si touché qu'il a écrit à son ministre à Rome d'agir de concert avec le R. Père de Galliffet, pour obtenir du Pape l'établissement de cette sainte dévotion et qu'il lui fasse savoir le temps qu'il faudra que Sa Majesté en écrive lui-même au Saint-Père. Le Père de Galliffet l'a mandé à sœur Gréard, avec qui il est en relation, lui ajoutant de faire en sorte d'engager notre jeune Roi à faire les

deux filles de François Destut, comte de Tracy, et de Charlotte de la Magdeleine de Ragny, de l'illustre famille qui, en 1621, avait donné à Tévêché dAutun Mgr Claude de la Magdeleine de Ragny. Les sœurs de Tracy firent toutes deux profession à la Visitation de Moulins et gouvernèrent dans la suite, l'une après l'autre, le monastère (le Bourbon-Lancy. La Mère Louise-Marie y établit le culte du Sacré-Cœur et obtint l'exposition du très saint Sacrement pour le premier vendredi de chaque mois.

1. La Mère Marie-Agnès Gréard gouverna douze ans le premier monastère de Rouen, de 1713 à 1719 et de 1725 à 1731.

Elle mourut le 29 octobre 1741. Son plus grand bonheur en cette vie fut de travailler à la gloire du sacré Cœur et à l'extension de son culte. Son zèle la porta môme à faire parvenir un petit cahier de {Exercice intérieur du sacré Cœur, au nombre de plus de 25.000 exemplaires, jusqu'au milieu de Constantinople, par le moyen de quelques saints missionnaires. Ce livret pénétra aussi en Espagne et jusqu'en Amérique, à la Louisiane, provoquant l'érection de chapelles et suscitant un grand nombre d'adorateurs au sacré Cœur.

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mêmes démarches. Comme elle savait une voie sûre et tffîcace, elle la prit et on lui a promis de faire l'impossible eour réussir dans ce pieux dessein. Elle y engage encore poutes les Couronnes : le roi de Sardaig-ne, par le moyen de nos sœurs d'Annecy et de Turin ; le duc de Modène ; le grand-duc de Toscane et la grande duchesse — celle-ci est à Rome et a beaucoup de pouvoir auprès de Sa Sainteté. Elle [a] encore engagé une personne du premier rang du côté de la Pologne ; et nous lui allons marquer d'en écrire à nos sœurs de Vienne, en Autriche, pour obtenir la même faveur de l'impératrice Amélie, leur fondatrice, et même de l'empereur, qui ont donné des lettres pour demander la béatification de notre V. Mère de Chantai.

Cette chère Déposée de Rouen a encore fait entrer cette dévotion dans leur cathédrale, qui est la première du monde où elle soit entrée. On lui a accordé une chapelle qu'elle fait orner magnifiquement sur le fonds de la Providence. Elle a déjà trouvé la moitié de la somme et l'ouvrage sera parfait à la Pentecôte. Elle en aura l'approbation de son archevêque i, de Messeigneurs de Marseille- et de Soissons •^. Nous avons reçu réponse de ce dernier et illustre

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