‹ Vie et œuvresChapitre 14 sur 265 · Mgr Languet · texte numérisé non relu

Mgr Languet

La Mère Marie-Agnès avait obtenu de l'archevêque de Rouen cidessus nommé et de Messieurs du Chapitre de la cathédrale la permission de faire élever à ses frais une chapelle dédiée au sacré Cœur dans ladite cathédrale, de 1724 à 1726. Cette chapelle coûta dix-huit cents livres recueillies parmi plus de quatre-vingts personnes qui envoyaient leurs offrandes à la supérieure. Le surplus fut fourni par le profit des ouvrages de ladite supérieure. Les ouvriers qui y travaillèrent voulurent aussi y contribuer. Plus d'un an avant la naissance de Mgr le Dauphin, l'on fit une neuvaine de messes dans cette chapelle, par ordre des personnes de la Cour, afin d'obtenir un prince si désiré pour la France. Ayant été exaucé, on plaça dans cette chapelle un tableau où l'on voit la reine qui présente le jeune

prélat. Il nous marque avoir travaillé une partie de l'hiver à la vie de notre V. Sœur Alacoque ; cju'il ne pourra y toucher de l'été, étant oblij^é de le passer ii Paris à l'Assemblée du Clergé ; qu'on l'importune de tous côtés sur cette vie, mais qu'il nous prie qu'on ne lui en parle plus, parce qu'il fera son possible pour l'achever — qu'elle est extrêmement longue et difficile et que le public ne pensera pas comme les religieuses du merveilleux continuel de cette vie — qu'elle n'est pas achevée et déjà on demande quand elle sera imprimée, comme si une vie de cette espèce se jetait -im moule î... Enfin, ma chère Mère, il ne lui en faut plus parler ; mais seulement le ressouvenir du cahier que la Mère Greyfîé nous avait écrit sur le témoignage de la sainteté de cette V. Sœur et sa déposition entre les mains de l'évêque de Genève', qui sont restés entre les mains de Monseigneur de Soissons, que nous le supplions de nous renvover en vous l'adressant, ma chère Mère, et dont il ne

nous parle pas.

Nous lui demandions aussi la copie du procès-verbal de sa vie et mœurs, que nous lui avions envoyée ; mais il nous mande qu'elle n'est point signée des commissaires et par conséquent inutile pour l'envoyer au Père de Galliffet qui la demande. Sa Grandeur nous écrit que nous ne pouvons faire autrement que de nous adresser au greffe où ce procèsverbal en original a été déposé ; qu'il croit que c'est à celui de l'officialité de Moulins ; que le paquet n'a pas dû y rester cacheté, mais seulement y être porté tel, pour y être mis au nombre des minutes qui y sont en dépôt. Le gref-

princeau sacré Cœur (ce tableau est encore à la cathédrale). La reine Marie Leczinska fit demander d'être inscrite dans le registre de la chapelle, à la tête des adorateurs du sacré Cœur.

Le 16 avril 172o, Sa Sainteté Benoit XIII expédiait un Bref d'indulgences pour tous les associés de la confrérie du sacré Cœur. On en conserve l'original aux archives du premier monastère de Rouen, ainsi que les lettres d'approbation de Mgr de la Vergue du Tressan.

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