‹ Vie et œuvresChapitre 161 sur 265 · Cédule · texte numérisé non relu

Cédule

le-Vieux, lequel sachant et bien avisé, sans force ni con- •trainte, ains de son bon gré et libérale volonté, étant dans un lit couché, en une chambre joignant la maison d'habitation du côté du soir d'icelle, malade et débile de sa personne, toutefois, par la grâce de Dieu, sain d'entendement et de pensée : Considérant par lui qu'il n'est rien de si certain que la mort ni chose plus incertaine que l'heure d'icelle ; craignant de décéder de ce monde en l'autre sans, en premier lieu, avoir testé, disposé et ordonné des biens qu'il a plu à Dieu lui donner en ce dit monde et, afin que •querelles, noises et débats n'adviennent entre ses enfants, affins ^ et alliés après son décès : A ces causes a fait son testament noncupatif et ordonnance de dernières volontés comme s'ensuit.

Premièrement, a fait le vénérable signe de la Croix devant sa face, disant : In nomine Patris et Filii et Spiritus Saîicti, Amen ; a recommandé et recommande son âme à Dieu le Créateur, à la glorieuse Vierge Marie et à tous les saints et saintes qui sont en paradis. La sépulture de son corps, Famé étant séparée d'icelui, a élu et élit en l'église dudit S*-Pierre, au tombeau ou a été inhumé feu son père; et à ce sujet veut et ordonne être payé de pension annuelle au curé dudit S*^- Pierre et à ses successeurs la somme de deux sols six deniers, laquelle somme il impose «pour service du paiement sur une terre sur laquelle est déjà imposée une autre pension de la somme de sept sols six deniers par feu Thomas Ligerot, lesquels deux sols six deniers i seront payés au même terme desdits sept sols et six deniers. ] Ladite terre est appelée [le nom laissé en blanc) sauf à la confiner si besoin fait, et lesquels deux sols six deniers joints avec lesdits sept sols six deniers faisant dix sols tournois, à la charge que ledit sieur curé et ses successeurs curés seront tenus dire annuellement, chacun jour (\c

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