PROCÈS-VERBAL
Par devant nous, Jean-Joseph Languet, prêtre, docteur de Sorbonne de la Maison et Société royale de Navarre, abbé de N.-D. de Goët Malôen, conseiller du roi, aumônier de feu Mad. la Dauphine, vicaire général de Monseigneur rillustrissime et révérendissime Charles-François d'HaJlencourt de Dromenil, évêque d'Autun, comte de Saulieu, président-né et perpétuel des Etats de la province de Bourgogne, premier sufFragant de la province de Lyon, le neuvième jour du mois d'août de Tan mil sept cent treize, pendant le cours de notre visite au monastère des filles de la Visitation de S^^-Marie de Paray, ont comparu en personne : Vénérable Mère sœur Anne-Elizabeth de la Garde, supérieure dudit monastère de la Visitation de S'^^-Marie de Paray; s(Eur Françoise-Rosalie Verchère, assistante, sœurs Jeanne-Marie Comtois, Péronne-Rosalie de Farges, Anne- Alexis Guinetde Mareschale, conseillères dudit monastère, représentant la Communauté, lesquelles nous ont représenté qu'il y a environ vingt-trois ans qu'est décédée dans leur monastère Sœur Marguerite-Marie Alacoque, religieuse dudit monastère, dans une réputation éminente de sainteté.
ayant passé sa vie dans la pratique des plus héroïques vertus de la religion ; que sa sainteté a été même connue pendant sa vie et honorée des sulFrag-es des peuples, mais qu'elle a encore plus éclaté depuis sa mort par les grâces extraordinaires qu'il a plu à Dieu d'accorder à ceux qui ont eu recours à son intercession. Que, entre autres, depuis quelques mois, sœur Claude-Angélique Desmoulins, religieuse dudit monastère, âgée de vingt ans, a été guérie par miracle d'une manière subite et surprenante d'une maladie dont elle était travaillée ; que cette maladie l'ayant surprise, trois mois auparavant sa guérison, par une colique très violente, elle s'était changée en une paralysie de la moitié du corps du côté droit, dont elle ne pouvait absolument s'aider et que les médecins ayant épuisé toute l'habileté de leur art, au lieu de procurer aucun secours à ladite sœur, il lui survint au contraire un nouvel accident par la contraction des doigts de la main et du -pied paralytiques, et que, ce voyant, hors d'espérance de recevoir la guérison d'une maladie si fâcheuse et qui la rendait inutile à la communauté quoique dans sa plus grande jeunesse, elle avait eu recours à Tintercession de ladite Vénérable Sœur Marguerite-Marie Alacoque ; qu'ayant à cet effet commencé une neuvaine le dix-septième du mois de février de la présente année 1713, la nuit suivante elle eut un songe, où elle s'imagina être guérie en mettant une chemise qu'on lui avait apportée et qui avait touché au tombeau de ladite Vénérable Sœur et que, le lendemain matin, aj^ant demandé à son infirmière ladite chemise qu'on lui avait effectivement apportée la veille, elle se trouva subitement guérie un quart d'heure après, ayant senti un tremblement universel et une chaleur douce qui s'insinua dans les parties percluses et dépourvues jusques alors de sentiment, en sorte que, se levant sur-le-champ, elle alla de son pied sans ^ bâton au chœur dudit monastère pour rendre grâce à Dieu; que depuis ce jour jusqu'à présent, pendant l'espace de]
six mois, elle n*a ou aucun ressentiment de son mal, ni même d'alTaiblissomenl, sinon un peu dans le pied droit; que pour obtenir la ^uérison de ce léger reste d'infirmité elle désira qu'on dît à son intention cinq messes pour honorer le sacré Cœur de Jésus, dont la dévotion a été établie, inspirée et répandue par les soins de la défunte Vénérable Sœur Marguerite-Marie : et que dès qu'on eut commencé elle se trouva si absolument guérie dudit alîaiblissement qu'il ne lui en est rien absolument resté, en sorte qu'il est évident qu'une guérison si prompte, si entière et si durable ne peut être attribuée qu'à la puissance de Dieu, qui veut être glorifié dans ses saints et qui a voulu autoriser par le miracle la vénération que Ton conserve dans ledit monastère pour ladite Sœur Marguerite-Marie Alacoque ; que, considérant que par la succession des temps, des preuves de ce miracle pourraient dépérir, elles ont résolu de nous supplier d'examiner ledit miracle et les preuves qui l'établissent et au cas que nous jugeassions à propos d'en dresser un procès-verbal pendant le cours de la visite que nous faisons dans leur monastère, nous le fissions en la forme juridique, ainsi que nous trouverons bon être. A ces causes, elles nous ont supplié auxdits noms de vouloir bien entendre sommairement les dépositions, tant de ladite sœur Claude-Angélique Desmoulins, que des médecins qui l'ont traitée pendant sa maladie et des autres personnes non suspectes qui ont eu connaissance de ladite guérison miraculeuse, prendre leurs serments et dresser procès-verbal de leurs témoignages, et ont signé ainsi. Signé :
Sœur Anne-Elizabeth de La Garde, supérieure ; Sœur Françoise-Rosalie Verciière, assistante; Sœur Jeanne-Marie Comtois ; Sœur Anne-Alexis de Maresciiale ; Sœur Péronne-Rosalie de Farges.
Sur quoi, nous Vicaire Général susdit, inclinant à leur requête et supplication, avons choisi la personne de Maître Jacques Godin, diacre, pour nous servir de secrétaire en ■cette partie, et après avoir reçu son serment, nous avons procédé à l'examen et auditoire des témoins susdits, qui nous •ont été administrés sur-le-champ par lesdites suppliantes «et dont nous avons reçu le serment et la déposition séparément, étant au parloir de la sacristie dudit monastère, lesdites suppliantes s'étant retirées, le tout en la forme qui s'ensuit ; ainsi signé :
L'Abbé Languet,
et Godin, secrétaire.
Premièrement a comparu sœur Claude-Angélique Desmoulins, religieuse dudit monastère de la Visitation S'^^-Marie de Paray, âgée de vingt ans et environ trois mois, laquelle après avoir levé la main et fait serment de dire la vérité a déclaré n'être parente ni alliée de ladite défunte Vénérable Sœur Marguerite-Marie et que ni, elle ni ses parents n'ont été parentes ni alliées, servantes ni domestiques de ladite Vénérable Sœur ; ensuite lecture a été faite <ie la susdite demande et supplication des supérieures et <îonseillères dudit monastère. A dit qu'il est vrai que le <iix-huit novembre 1712, elle fut saisie subitement d'une ■colique violente qui dura l'espace de deux jours, qu'au bout de ce temps les douleurs commençant à cesser il lui T^int une paralysie sur le côté droit, que ladite paralj'sie fut si violente qu'elle se trouva dans l'impossibilité de tirer ^ucun secours ni même de remuer son bras droit ni s'appuyer sur sa jambe ; qu'elle avait tout le même côté du corps insensible en sorte qu'ayant été plusieurs fois piquée «t pincée de ce côté-là^ pour y exciter quelques sentiments, •elle n'en avait jamais rien ressenti ; que pendant l'espace de trois mois elle n'a pu sortir du lit et que lorsqu'on était
Cause de béatification et de canonisation 61
obligé de faire son lit il fallait la transporter sur un autre^ n'avant pu mémo, pendant tout ce temps, se soutenir debout avec des béquilles ou des bâtons. Qu'elle ne pouvait non plus se tenir assise à cause des convulsions et tremblements qu'elle ressentait dans la partie affli«^ée ; que le médecin du monastère ayant été appelé pour son soulagement il n'oublia rien pour le lui procurer ; que les médecines, saignées, ventouses, émétiques n'y furent point épargnés, mais qu'elle n'en reçut aucun soulagement ; que d autres médecins chirurgiens, apothicaires ayant donné leurs soins au même effet, tous leurs remèdes, au lieu de lui donner du soulagement, paraissaient augmenter le mal ; qu'environ huit jours après le commencement du mal, lesdoigts de la main se retirèrent, se comprimant les uns vers les autres et se repliant sur la paume de la main sans qu'on put, de vive force, les lui faire étendre dans leurs situations naturelles, ce qu'on essaya plusieurs fois ; que pareillement les doigts du pied droit souffrirent la même contraction s'étant retirés du côté du talon ; qu'elle entendit plusieurs fois les médecins qui disaient qu'ils ne voyaient pas d'apparence qu'elle pût guérir, ce qu'ils tâchaient cependant de lui déguiser ; qu'il y avait environ un mois qu'on ne lui avait fait faire aucun remède lorsqu'elle reçut sa guérison ; que ce fut le peu d'espérance de ladite guérison qui donna occasion à la sœur Péronne-Rosalie de Farges, religieuse dudit monastère, d'inspirer à elle déposante d'invoquer l'intercession de la Vénérable Sœur Marguerite-Marie Alacoque, à quoi elle, déposante, n'avait aucune dévotion ; que cependant elle se laissa entraîner par le conseil de ladite sœur à commencer avec elle une neuvaine pour invoquer ladite Vénérable défunte et demander à Dieu sa guérison par son intercession ; qu'à cet eff'et elle récita une oraison et quelques prières qu'on lui suggéra et qu'elle déposante avoue avoir dites sans avoir de foi à ladite intercession, ni espérance de guérir par son moyen, étant même fort incré-
dule à tout ce qu'on raconte ordinairement des miracles et croyant que la plupart des histoires de cette nature étaient de vraies fables; que le soir dudit jour qu'on lui suggéra ladite dévotion, qui était le dix-septième février de la présente année, on lui apporta une chemise laquelle avait touché au cercueil où l'on conserve les précieux ossements de ladite Vénérable Sœur dans la cave dudit monastère, laquelle chemise lui ayant été apportée par ladite sœur Péronne-Rosalie, elle déposante refusa de la mettre, disant qu'elle aurait assez de temps le lendemain, ce qui était un effet du défaut de foi et de confiance en ladite Vénérable Sœur ; qu'elle souffrit cependant qu'on lui mît sur le pied affligé quelques reliques de ladite Vénérable Sœur, ce qu'elle fît plutôt par complaisance que par dévotion ; que la nuit venue, elle la passa contre son ordinaire avec un sommeil inquiet et interrompu, ne dormant que quelques quarts d'heure de suite ; que pendant ce sommeil elle rêva qu'elle mettait cette chemise et que par son moyen elle était guérie ; que ce songe lui revint plusieurs fois pendant ladite nuit et presque à chaque fois qu'elle se rendormait ; que ces songes ayant excité en elle la confiance qu'elle n'avait pas^| jusqu'alors, dès que les infirmières furent venues dans Fin-' fîrmerie où elle était, elle demanda avec empressement qu'on lui donnât la chemise apportée la veille. Que sœur Marie-Virginie de Martinières, une des infirmières, la lui ayant donnée et aidée à mettre, elle se recoucha et sentit environ un quart d'heure après comme un peu de froid dans la main et un peu après un tremblement universel dans les membres paralytiques et enfin une chaleur douc( qui s'y communiqua, ce qui lui fit juger qu'elle était guérie fi de quoi, étant étonnée et pleine de reconnaissance poui)- Dieu, elle se mit en devoir de se mettre à genoux sur sorî lit, s'aidant pour cela de son bras perclus et de la mainJK dont les doigts avaient repris leurs situations naturellesi mais ne pouvant se soutenir sur son genou, elle se recoucWti
et il se passa environ un quart d'heure sans qu'elle essayât de faire aucun autre mouvement, étant troublée de voir le commencement de sa guérison. Le trouble où elle était alors l'empêcha de songer ou de remarquer quoi que ce soit, jusqu'à ce qu'un quart d'heure après, la sœur Marie-Christine de Morande étant venue pour lui tenir compagnie et la servir, elle demanda à elle déposante, comme par raillerie, si elle était guérie, n'ayant pas non plus qu'elle de foi aux miracles. Alors, elledéposantelui répondit hardiment qu'elle l'était, lui montrant sa main dont elle se servait librement» Alors ladite sœur Marie-Christine courut vers la Mère supérieure, pleine de surprise, pour l'avertir de ce qui se passait, pendant lequel temps ladite déposante étant restée seule entreprit de se lever et de s'habiller, ce qu'elle fît aisément toute seule, son pied ayant repris son état naturel sans qu'elle se fût aperçue comment cela s'était fait. La Mère supérieure et plusieurs autres sœurs étant accourues au bruit de ce miracle, elle déposante acheva de s'habiller et commença à marcher seule, librement et sans appui et descendit au chœur, remarquant seulement qu'elle sentait un peu de faiblesse à la jambe nouvellement guérie et s'aidant à cause de cela du secours d'une sœur, seulement lorsqu'elle descendit l'escalier. Que le reste du jour elle marcha beaucoup, allant partout où on la demandait et cela librement et sans bâton ; que comme cependant il lui restait une difficulté de plier le genou, soit en montant ou descendant les escaliers, soit pour se mettre à genoux, elle désira que pour obtenir la guérison de ce petit reste d'infirmité, on dît cinq messes de la passion pour honorer le sacré Cœur de Jésus-Christ, dont la dévotion a été inspirée et !;. introduite par ladite Vénérable Sœur Marguerite-Marie j> Alacoque. Qu'un des ecclésiastiques de la ville s'étant chargé de les dire incessamment différa cependant environ ^ I quinze jours, pendant lesquels, elle déposante souffrit touj^i jours la même faiblesse. Mais qu'au bout de ce temps, ledit
ecclésiastique ayant commencé à dire la première des cinq messes, elle se sentit soulagée considérablement et au bout de deux ou trois jours elle se sentit si parfaitement guérie qu'il ne lui est rien resté de son infirmité, en sorte que^ depuis ce temps-là jusqu'à ce jour, elle s'est trouvée capable de marcher, de monter, de descendre, se promener^ travailler à toutes sortes d'ouvrages pénibles, ainsi qu'elle faisait auparavant, ayant essayé plusieurs fois, depuis ce temps-là, de faire des ouvrages pénibles, pour montrer sa guérison. Qu'elle déposante reconnaît d'une manière évidente que cette guérison si subite est un effet miraculeux de la puissance de Dieu, qu'elle doit à l'unique intercession de ladite Vénérable Sœur Marguerite-Marie. Que c'est en sa conscience et dans la vérité qu'elle en rend ce témoignage par devant nous, ainsi qu'elle le rendrait de même^ si elle était prête de paraître devant Dieu.
Lecture faite à ladite déposante de sa déposition, a dit qu'elle contient vérité, y a persisté et ajouté que, dans le temps du tremblement et de la douce chaleur qui accompagna sa guérison, elle ne ressentit ni sueur, ni convulsion, ni douleur. Lecture faite pareillement à elle, de la présente addition, y a persisté et a signé avec nous et notre secrétaire. Ainsi signé :
Sœur Claude-Angélique Desmouliiss, L'abbé Languet;
J. GODIN
Du même jour, neuvième d'août, a comparu M'"'^ Claude Godin, prêtre, du diocèse d'Autun, lequel, interrogé de ses noms, surnoms, âge, qualité et demeure, après le serment prêté de dire la vérité, mettant la main ad pectus, a dit s'appeler Claude Godin, prêtre, chapelain desdites dames religieuses de la Visitation Sainte-Marie, demeurant en sa maison, près le couvent desdites dames, et n'être parent ni allié^ serviteur ni domestique soit de ladite Vénérable
défunte, soit do ladite sœur ('.huulo-Ani;éli((ue Desnioulins. Lecture à lui faite de la supplication des dames religieuses -dudit monastère, a dit se souvenir cpi'au mois de novembre dernier, il fut averti que ladite sœur Claude-Angélique ^vait été saisie d'une colique violente et qu'alors on ne lui conseilla pas d'entrer pour aller confesser ladite so^ur Claude- Angélique, ainsi que la qualité de chapelain et confesseur le demandait, parce qu'on l'avertit que ladite sœur ^tant dans des convulsions violentes, en sorte que quatre personnes avaient peine à la tenir, n'était pas en état de se confesser ; que sur le soir il fut appelé, parce que ladite sœur se trouvait un peu paisible; qu'il la confessa ce jourlà; que ce temps jusqu'au jour de la guérison il est entré régulièrement toutes les semaines et les grandes fêtes pour la confesser et la communier ; que pendant tout ce temps il a vu ladite sœur dans son lit, ne pouvant s'aider de tout le côté droit qui était perclus; que plusieurs fois, ladite sœur, pour lui montrer la contraction de ses doigts par l'effort de la maladie, tirait avec sa main gauche son bras droit de son lit, ne pouvant le remuer autrement ; que même, pour éprouver si la contraction était bien violente, il avait prié quelques-unes de ses sœurs infirmières d'essayer de détacher par force le petit doigt de la paume de la main de ladite sœur, lesquelles avaient essayé sans en venir à bout, en sorte qu'il paraissait qu^on n'aurait pu le faire sans lui casser le doigt. Croyant que c'était peut-être que l'intirmière n'avait pas assez de force, il voulut une fois l'essayer lui-même, à quoi il ne put réussir. Qu'il a eu connaissance qu'on a employé pendant toute la maladie de ladite sœur . tous les remèdes dont on put s'aviser, lesquels ne produi- I sirent aucun soulagement ; qu'au contraire, on croyait qu'ils I avaient augmenté son mal ; que Ton était persuadé que la : maladie était incurable et qu'il a ouï dire qu'un des méde- ■ cins assurait que, quand même elle guérirait, l'humeur se jetterait sur la poitrine et lui serait encore plus nuisible ; Ma.rguerile-Ma.rie Alacoque. — III. 5
qu'enfin, le dix-huit février, environ les 7 heures du matin, une sœur tourière vint l'avertir dans sa chambre que ladite sœur Claude-Angélique l'attendait au parloir de la porte, ce qu'il prit pour une raillerie de ladite tourière. Mais qu'ayant reconnu que c'était sérieusement, il se rendit au parloir, où il vit avec étonnement ladite sœur Claude- Angélique, debout sans appui, marchant librement et sans peine ; ce que ne pouvant comprendre, ni presque croire, quoiqu'il le vît de ses propres yeux, il fut instruit par une des sœurs qui étaient présentes que, la veille, on avait commencé une neuvaine au tombeau de la Vénérable Sœur Marguerite- Marie Alacoque pour sa guérison et que, ce jour-là, ayant pris une chemise qu'on y avait fait toucher, elle avait été subitement guérie ; que deux jours après, étant sur le point de faire un voyage à Besançon, voulant s'informer encore et se convaincre par ses propres yeux d'un prodige qu'il avait peine à croire, il pria la mère supérieure de faire venir au parloir ladite sœur Claude- Angélique, laquelle y étant venue, marcha en sa présence, allant et venant, sans aucune difficulté, ainsi qu'elle avait coutume avant sa maladie. Que depuis ce temps jusqu'à cette heure il avait toujours ouï dire que ladite sœur n'avait aucun ressentiment de son mal, et que c'était un miracle incontestable opéré par l'intercession de ladite Sœur Marguerite-Marie Alacoque. Lecture à lui faite de la présente déposition, a dit qu'elle contient vérité et y a persisté et a signé avec nous et notre secrétaire. Ainsi signé :