En
qu'elle eût qu'elle ne tombât, mais l'enfant lui ayant répété qu'elle marchait bien, elle en fut convaincue, voyant qu'elle le faisait toute seule, ne lui restant qu'un peu de faiblesse. Toute transportée de joie, elle apporta sa lîlle à notre église pour remercier Notre-Seigneur de la grâce qu'il venait de lui faire ; elle vint ensuite dans notre parloir où plusieurs de nos sœurs furent pour la voir marcher et entendre le récit comment elle avait été guérie.
Un artisan étant fort incommodé de l'épilepsie, en a été guéri par le recours qu'il a eu à notre vénérable Sœur.
Monsieur Billet, le greffier, ne pouvant écrire à cause d'une grande douleur qu'il avait au bras, demanda à sa chère sœur religieuse céans ^, un peu de linge qu'elle aurait fait toucher au tombeau de notre V. Sœur ; ce qu'elle lui accorda. Il le mit le soir sur son bras, et le lendemain, il se trouva si soulagé qu'il écrivit trois heures sans peine, ce qu'il n'avait pu faire depuis longtemps.
Mademoiselle Bouillet des Halliers se trouvant fort mal d'une grande douleur de poitrine avec crachement de sang, Joint à un grand dégoût et insomnie, comme elle vit que son mal continuait avec tant d'opiniâtreté, qu'il résistait à tous les remèdes qu'on lui avait fait, ce qui faisait appréhender aux médecins qui désespéraient de la pouvoir retirer de cette langueur qui l'avait entièrement exténuée — pleine de confiance en notre V. Sœur, elle demanda qu'on ne lui fît plus de remèdes, voulant commencer une neuvaine. Le premier jour qu'elle la fît le crachement de sang cessa et commença à mieux reposer la nuit ; ce qui fit qu'elle demanda de venir à notre église, où elle se faisait amener tous les jours par deux personnes qui la sou- j tenaient ; dès qu'elle avait fait deux pas, elle tombait en