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Le Terreau étant la demeure du ehâtelain et seigneur de

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Au reste, la tradition formelle, au pays de Verosvres, sans aucune voix contradictoire, est que Mari^uerite est née aux Janots de Lhautecour.

S'il reste encore quelques points obscurs, par exemple la date d'un incendie quia détruit, en partie, la maison des Delaroche-Alacoque, aux Janots, il n'y a plus aucun doute sur le lieu précis de la naissance de notre Bienheureuse. La « Question du Terreau » n'existe plus ; c'est une controverse vidée. La phrase des Conlempor aines doit être réformée ainsi qu'il suit : « Elle vint au monde, le 22 juillet 1647, prit naissance à Lhautecour, petit village dépendant du Maçonnais, dans la paroisse de Verosvres, et fut baptisée à l'église paroissiale. »

On sait que le territoire de Verosvres appartenait par parties aux deux bailliages du Gharollais et du Maçonnais. La partie de Lhautecour qui s'appelait les Janots relevait du Maçonnais, tandis que le bourg de Verosvres, le Terreau et d'autres villages relevaient du Gharollais. Les Contemporaines affirmaient donc trop en disant : 1» Verosvres, petit village dépendant du Maçonnais. >» Quelques hameaux de Verosvres, oui, mais le bourg même de Verosvres, non.

On a fait observer que les Contemporaines employaient une expression inexacte en qualifiant Verosvres de « petit village » . Le mot s'applique plus justement en effet à Lhautecour. Au reste, nous avons reproduit ci-dessus une pièce qui précise nettement l'importance de la paroisse de Verosvres.

Verosvres, on comprend que pour les étrangers le nom de ce villag'e ait pu être mieux connu que le nom même de Verosvres. Rien d'éton- ! nant que des lettres aient été adressées à M. Alaco(|ue, juf^e du 'i Terreau, en ce village même. J'ai trouvé une lettre d'un curé du 1 Lyonnais, adressée à M. Alacoque, curé du Terreau. Inlerera-t-on f. de cette adresse que M. Alacoque, curé, demeurait au Terrc^au ?

Noie communiquée par M. Mufjuel, uclnellerncnl chanoine honoraire, f euré-archiprêtre de Sully.

LHAUTEGOUR

C'est un village dépendant de la paroisse de Verosvres. On trouve ce nom écrit de différentes manières : Hautecour^ Hauéecourt, Laiitecour^ Lauthecour^ Lauthecourt, Vauthecour, Lhaultecour. Un acte latin, de l'année 1643, porte : Villagiiini de alla curia in parochia de Voroura. Nous adopterons la leçon qui reproduit le mieux l'origine latine du nom : Lhaulecoiir.

Primitivement les châtelains du Terreau (paroisse de Verosvres) et les châtelains de Villars (paroisse de Montmelard) se partageaient la juridiction seigneuriale sur Lhautecour ; mais le bon accord ne régnait pas et l'autorité supérieure dut souvent intervenir pour réprimer les empiétements et les violences des seigneurs de Villars ^ En 1468, une sentence du bailli du Charollais fut rendue en faveur du seigneur du Terreau. En 1527, c'est le bailli du Maçonnais qui intervient à la suite d'un meurtre commis par les seigneurs du Villars. A partir de cette date la seigneurie de Lhautecour et de plusieurs autres villages appartint exclusivement aux seigneurs du Terreau et c'est à Lhautecour qu'ils faisaient rendre la justice.

La maison où se trouvait la salle de justice existe encore et s'appelle toujours : V Audience. C'est là que la justice fut rendue jusqu'en 1765. A cette date la grande route de CharoUes à Mâcon venait d'être terminée ; les foires et marchés qui s'étaient tenus jusqu'alors à Lhautecour furent transférés au village des Bruyères, sur la route ; les foires s'y tiennent encore. Le juge de la seigneurie du Terreau y transféra également ses audiences.

1. Cr. Abbé Muguet, Pèlerin de Paray-le-Monial, n" du 15 février 1882, p. 230.

LA FAMll.Li: 1:T LK l'AVS ItK I.A lUKNUKrHEUSK 603

Une appellation employée par quokjues auteurs : « Maison du cabinet », est sans doute une variante de la désiirnation : V Audience, mais elle est totalement inconnue dans le pays et ne se justifie par aucun titre.

En IGrii, il s'agissait de pourvoir aux frais de séjour d'un corps de troupes. Les habitants de Verosvres « tant Masconnois que Charollois » nommèrent une commission à cet elFet. Il est donc bien sûr qu'à cette époque, comme on Ta dit précédemment, quelques villages de Verosvres liaient compris dans le bailliage du Maçonnais.

Le quartier de Lhautecour habité par les Delaroche s'appelait : Les Janois. Dans un terrier de 1444, il est nommé : « Le meix à la Jennoye », puis plus tard : « le meix à la Jannoye. » C'est aux Janots de Lhautecour que le grand-père paternel de Marguerite, Claude Alacoque, originaire du hameau de Montot, vint s'établir, dans la famille de sa femme Jeanne Delaroche. C'est là que naquit, le 27 mars 17 lo, Claude Alacoque, père de notre Bienheureuse, là qu'elle vint elle-même au monde, comme il a été établi ci-dessus.

La maison des Janots est à un kilomètre environ, au nord de l'église de Verosvres, sur la gauche du voyageur qui va de Paray à Mâcon par le chemin de fer.

11 y avait aux Janots un grand bâtiment de ferme; puis, séparé de la ferme par une cour, un corps de logis qu'on appelait le Pavillon. C'est dans ce pavillon que se trouve l'appartement tranformé en chapelle et auquel on accède maintenant par un escalier de pierre donnant sur la cour. Le plafond à la française est décoré de peintures allégoriques profanes, dans le goût du temps.

Dans les bâtiments de la ferme, à l'étage supérieur, il y

a une petite chambre que la tradition locale désigne comme

ayant été la chambre occupée par la sainte jeune fille. Elle

i est ornée de peintures du même genre et probablement de la

même main que celles qui décorentle plafond de l'appartement

transformé en chapelle. A côté de cette petite cellule appelée anciennement « chambre de la Vénérable » il y a une grande pièce : c'est là vraisemblablement que Marguerite réunissait les petits enfants pour leur faire la classe et le catéchisme.

4« GORGHEVAL

Un des meilleurs biographes de notre Bienheureuse, le P. Gh. Daniel, croyant que la résidence de Madame de Fautrières^ la marraine de Marguerite, était le château du Terreau, place dans cette demeure le séjour que la pieuse enfant fît dans la famille de Fautrières. Ajoutons que mieux informé le P. Daniel a corrigé son erreur, dans la 4*^ édition de son excellent livre, et qu'il y met, comme tous les autres historiens, la résidence de Madame de Fautrières au château de Gorcheval.

Marguerite y ayant passé près de quatre années nous croyons utile de donner ici quelques détails sur le château de Gorcheval et sur la famille de Fautrières. Nous les empruntons au travail très consciencieux de M. l'abbé Muguet ^ .

Le château de Gorcheval bâti à une époque très ancienne fut à moitié détruit pendant les sanglants démêlés de Louis XI avec Gharles-le-Téméraire. Il appartenait primitivement aux seigneurs d'Artus. Le dernier du nom fut . Magdelon d'Artus, époux de Glaudine Quarré de Gromey,

1. Histoire de la jeunesse de la B^^ Marguerite-Marie, publiée dans le Pèlerin de Paray-le-Monial (t. V à VIII, années 1882-85). La queslion qui fait l'objet de l'étude ci-dessus est traitée dans le chap. 4^'" : « Séjour de Marguerite au château de Gorcheval, en la paroisse de Beaubery », n® du 15 janvier 4882, p. 488 et suiv.

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