BÉNÉDICTION DE LA CHAPELLE INTÉRIEURE
Depuis que la châsse contenant l'effigie et les ossements de notre Bienheureuse sont déposés sous le grand autel de notre église, la confiance des fidèles ne les y laisse point solitaires. Un nombre considérable de pèlerins y affluent journellement.
Mais il est un autre lieu digne aussi d'un respect particulier, et dont on n'avait pu s'occuper jusque-là. C'est la petite cellule établie à l'endroit de l'ancienne infirmerie, d'où cette sainte âme prit son essor vers les cieux. 11 s'agissait de la transformer en chapelle et de l'orner convenablement, sans rien changer au corps de l'appartement. C'est ce qu'ont fait avec un grand succès les artistes qui avaient déjà peint notre église. Les murs furent couverts de peintures formant des draperies, au milieu desquelles se détachent six médaillons, qui rappellent la vie de notre Bienheureuse. Des arabesques couvrent les chevrons du plancher, entièrement conservés. Le monogramme de Marguerite y alterne avec celui de Jésus. L'image de la Croix, si chère à notre Bienheureuse, abonde partout. L'autel est en bois ; sur le devant on a peint l'effigie, telle qu'elle est dans la grande châsse. L'intérieur et les gradins à jour de cet autel ont été disposés pour recevoir et conserver avec un juste respect toutes les reliques et souvenirs de la Bienheureuse autres que les ossements et le cerveau. Tout étant
;ùnsi tlisposo, Mc)iisoii;"iuHir notre clij^iie ôvèque daigna luiinèmo bénir ce nouvel oratoire et v olTrir le saint sacrifice, le 10 juin 188(P.
L I/annce du deuxième centenaire de la mort de la Rienheureuse, M^^r Perraud célébra la messe, le 17 octobre 1800, dans ce pieux oratoire. Celui (jui ajoute cette note au récit îles éditions précédentes eut la joie d'assister son évoque et de dire la sainte messe après lui dans ce sanctuaire intime tout plein des souvenirs de Marguerite-Marie .
t Kr.-L.