DE MARGUERITE-MARIE
Margnerile-Marie Alacoque. — FIL
SLH I.A DKLXIEME PARTIK DES DOCUMENTS
Les lecteurs cjui auront pris à la lecture de la Vie de la Bienheureuse Mar^^uerite-Marie et de ses Œuvres un véritable intérêt, aimeront sans doute à connaître le monastère dans lequel la Servante de Dieu s'est sanctifiée. On a pu dire que la Visitation de Paray était « le reliquaire du sacré Cœur )^. C'est là que Notre-Seig^neur forma sa « disciple », à la mission qu'il lui destinait, là qu'il lui fit ses confidences, là qu'il manifesta son Cœur à sa fidèle Servante, pour demander qu'on lui rendît un culte, là que prit [naissance la chère dévotion qui est le grand espoir de notre temps. On lira donc avec plaisir les notes tirées des archives du monastère de Paray, sur sa fondation et les diverses vicissitudes par lesquelles il a passé, au cours des trois siècles de son existence, sur les progrès de la dévotion au sacré Cœur et le souvenir que les sœurs y ont entretenu de la Servante de Dieu, dont elles entouraient les reliques de vénération, comme elles alimentaient leur piété de son esprit et de ses exemples. Nous avons pensé qu'il y avait lieu de publier aussi des notices sur les deux archiconfréries de Paray, à savoir celle du Sacré-Cœur de Jésus et celle de VHeure-Sainle^ avec les actes authentiques qui les ont constituées et développées. On trouvera enfin, dans la première section de cette deuxième partie, un court résumé des grands pèlerinages à Paray-le-Monial, des fêtes du second centenaire de la mort de la Bienheureuse et une note sur le drapeau du sacré Cœur de Patay et Loigny, qui a eu une histoire si glorieuse.
La seconde section contient quarante-deux notices sur les supérieures, les compagnes, les novices et les principales corres-
pondantes de la Bienheureuse. Nous avons choisi, parmi les soixante-quatorze religieuses qui ont vécu avec la Servante de Dieu, au monastère de Paray, celles qui ont été le plus mêlées à sa vie et à son histoire pour faire connaître leur personnalité. Dans l'Ordre de la Visitation on a coutume d'échanger, entre les divers monastères, des lettres-circulaires dans lesquelles on se fait part mutuellement des principaux événements qui surviennent pour chacun d'eux, et on retrace la vie des sœurs décédées. Nous avons reproduit plusieurs de ces « circulaires » qui ont une vraie saveur de style et de récit. Quand elles étaient trop étendues, nous y avons fait des coupures. A défaut des (( circulaires » ou lorsque celles-ci ne mentionnaient pas les relations des sœurs avec la Bienheureuse, nous avons repris les notices des éditions précédentes qui avaient été faites avec un 1res grand soin et qui sont fort intéressantes. Au reste, nous avons donné, pour chaque sœur, une brève indication qui met tout de suite le personnage au point, dans ses rapports avec la Bienheureuse Marguerite-Marie, sujet principal autour duquel tout gravite dans ce travail.
Besançon, le 30 avril 1915.
En la fête de sainte Catherine de Sienne.
f FRANÇOIS-LÉON, Archevêque de Besançon.
PREMIÈRE SECTION
QUELQUES NOTES DES AUCIin^ES
DE