DANS LA COMMUNAUTÉ DE PARAY
Au soir du 17 octobre 1090, devant la dépouille mortelle de la Bienheureuse Marguerite-Marie, la Communauté entière était pleinement consciente qu'en la personne de cette très humble religieuse, elle avait possédé pendant près de vingt ans, une très grande servante de Dieu — une sainte. Or, là où passent les saints, et bien plus là où ils demeurent, quelque chose de divin reste. Il est touchant de voir avec quel esprit de foi les compagnes de la Bienheureuse, aussitôt qu'elle eut rendu le dernier soupir, s'attachèrent à conserver l'empreinte divine que leur cloître avait reçue, du fait même des communications célestes entre Notre-Seigneur Jésus-Christ, l'adorable Maître, et sa bienaimée disciple, Marguerite-Marie.
Plus on s'éloignait du jour de sa mort, par la succession du temps, plus le souvenir de la Vénérable Sœur, au lieu de s'effacer, se gravait profondément dans les esprits et dans les cœurs. Les sœurs qui avaient vécu avec elle — été les témoins de ses vertus héroïques — en parlaient aux nouvelles venues. Celles-ci apprenaient bien vite à la connaître, à l'honorer à leur tour et à tenir pour sacré tout ce