‹ Vie et œuvresChapitre 6 sur 265 · Mgr Michel-Gabriel de Rossillon de Bernex · texte numérisé non relu

Mgr Michel-Gabriel de Rossillon de Bernex

le c^rand ài;v de notre Mère Greylié vous presse là-dessus; etc

Votre Charité prendra la peine de nous éerire une lettre qui soit pareillement siij^née de sa main et de celles des sœurs conseillères, pour nous établir sa procureuse dans la poursuite de cette affaire, pour faire déposer notre Mère Greyfîé et d'autres personnes, si l'occasion s'en présente.

Aij^issez comme de vous, sans que nous paraissions vous avoir donné aucun avis. Ecrivez-nous d'une manière que nous puissions communiquer votre lettre au Prélat. Ce que ^'otre Charité aura de particulier à nous dire, elle prendra la peine de nous l'écrire dans un billet séparé. La lettre de Monseigneur et la requête, vous pourrez nous l'adresser par la poste, car il ne conviendrait pas de lui en faire payer le port. Nous satisferons avec plaisir à toute cette petite dépense, trop heureuse d'avoir l'occasion de travailler k la gloire de Dieu et de sa fidèle Servante.

Notre très honorée Mère ne se ressouvient pas bien du contenu du Mémoire des vues que Dieu a données à notre Vén. Sœur Alacoque sur l'Institut. Elle serait bien aise, de même que nous, d'avoir une copie desdits Mémoires que Votre Charité pourrait nous adresser par la première occasion sûre, par Ui voie de nos sœurs de Lyon en Bellecour, avec qui nous sommes en grande relation, ou par nos sœurs de Grenoble.

Vous avez raison, ma très honorée Mère, il ne faut donner au public que ce qui peut édifier, sans s'exposer à la critique. Quand nous aurons vu les Mémoires^ on pourra faire choix des matières qu'il conviendra devoir être données au public et à l'Institut par une lettre-circulaire, que Votre Charité écrirait à l'Ordre. C'est [ce] que notre très honorée Mère nous a chargée de vous dire, en vous assurant de ses très cordials saluts, de la tendre estime qu'elle conserve pour Votre Charité et pour son cher troupeau.

Avez-vous eu l'honneur de voir un nommé Antoine lier-

pin qui se donne la qualité de courrier de l'Ordre, pour porter les procès de la Béatification de nos V. Mères, à Rome ? Toutes les histoires fabuleuses qu'il nous raconta à ce sujet, nous eng'agea à ne lui pas confier le moindre billet écrit, quoiqu'il nous ait apporté un grand nombre de lettres et même un billet signé d'une de nos très honorées sœurs les Supérieures, et scellé du sceau de son monastère, par où elle priait toutes les supérieures de lui donner sur sa route l'hospitalité en considération des petits services qu'il rendait à l'Ordre. Il avait changé de nom en passant à Seyssel; c'est un très petit homme, qui dit aller faire pour la dixième fois le voyage de Rome. Nous le laissons pour ce qu'il est devant Dieu. Nous avons cru rendre un service particulier à la chère Mère qui, par trop de charité, lui avait donné cette lettre patente, et à l'Ordre, en supprimant ladite lettre, qu'il n'a pas positivement su si elle était restée chez nous. Notre très honorée Mère lui fit donner une pièce de 25 sols pour sa passade. Il ne faut confier des paquets qu'à des personnes bien connues et fidèles.

Je suis avec respect, en vous désirant la plénitude du saint amour,

Votre très humble, indigne sœur et servante en N.-S.

S'' Marie-Alexis Costa de Massongy, de la Visitation S*^-Marie.

Par charité faites faire, je vous supplie, une neuvaine à la V. Sœur Alacoque, pour l'heureux succès de quelques affaires très importantes et pour demander par ses intercessions la conservation de ma vue, d'un œil qui s'éteint, si c'est la volonté de Dieu^

1. A cette lettre était jointe une formule pour la requête à adresser à Mgr l'évèque de Genève.

Vive f Jésus

De notre monastère d'Annecy, le 27 mars 1714.

Ma très honorée Mère,

Nous avons reçu avec joie la lettre que Votre Charité et nos très honorées sœurs, vos chères conseillères, nous ont fait l'honneur de nous écrire ; la lettre pour Monseigneur notre Evêque ; Tune et l'autre étaient sans date. Nous avons eu l'honneur de faire présenter votre requête; Sa Grandeur la décréta le 22*^ du courant. Il nous a donné pour commissaire Monsieur Perreard, chanoine de la cathédrale de Saint-Pierre, vice-official de rÉvêché^.

Nous espérons qu'après les fêtes de Pâques, notre très honorée Mère déposera ce qu'elle sait des vertus et de la sainte vie de notre Vén. Sœur Marguerite-Marie Alacoque. Le Mémoire qu'elle a écrit sur ce sujet et les trois fragments des lettres que Votre Charité nous a fait l'honneur

1. Quelques jours plus tard, Mgr de Rossillon de Bernex daignait lui-même l'apprendre à la Communauté de Paray, par la lettre suivante, dont l'original y est encore conservé :

« Mes très honorées Mères et chères sœurs, ■< J'ai accordé selon vos souhaits un Commissaire pour recevoir les dépositions touchant les merveilles que l'on publie de la Vénérable Sœur Marie de la Coque, religieuse de votre monastère. Il est avantageux pour l'Institut de proposer plusieurs exemples de sainteté et je souhaite que Notre-Seigneur continue à répandre ses bénédictions sur votre digne Communauté, me recommandant à vos prières et étant avec cordialité et respect,

K Votre très humble et très obéissant serviteur. Y M. G., évêque de Genève. »

D'Annecy, ce o avril 1714.

de nous adresser nous ont été seulement rendus le 25'' du courant, sur deux lettres que nous nous sommes donné l'honneur d'écrire à ma très honorée sœur la Déposée de notre second monastère de Grenoble ^

Notre très honorée Mère, qui vous assure et toute votre sainte Communauté de sa tendre et parfaite considération, nous a assuré que, maintenant qu'elle a revu son Mémoire^ elle déposera avec plaisir tout ce qu'il contient, bien certaine qu'il ne renferme que la pure vérité, pour rendre gloire à Dieu et à sa fidèle Servante. Soyez, je vous supplie, persuadées, ma très honorée Mère et mes très honorées sœurs, que nous tâcherons de nous acquitter le moins mal qu'il nous sera possible de la commission dont Vos Charités ont daigné de nous honorer. La vénération particulière que nous avons depuis longtemps pour cette grande Servante de Dieu, que nous invoquons tous les jours pour qu'elle nous obtienne du sacré Cœur de Jésus-Christ les grâces que nous lui demandons pour ma propre perfection et pour toutes les saintes affaires que la divine Providence nous met en mains, nous intéresse d'une manière très vive à contribuer à sa gloire accidentelle.

Nous vous sommes très redevable de la grâce qvie Vos Charités nous ont faite de nous établir leur Procureuse pour cette sainte affaire. Il faut profiter autant que vous pourrez des témoignages des personnes qui ont été témoins des héroïques vertus de notre V. Sœur Marguerite-Marie Alacoque. Sans difficulté vous devez faire déposer Monsieur Alacoque, puisqu'il est le seul témoin qui peut déposer de la vie de sa Vén. Sœur pendant qu'elle a été dans le siècle. Il faut, pour cet effet, faire présenter à Monseigneur votre Evêque - une requête semblable à celle que Vos Charités nous ont mandée, afin qu'il députe un commissaire pour

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