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LE SECOND CENTENAIRE ET LE JUBILÉ DE LA BIENHEUREUSE

L'année 1890 restera pour jamais glorieuse dans l'histoire de la Bienheureuse et de son culte. Deux siècles

1. Il y en eut même jusqu'au nombre de quatre-vingts pendant quelque temps. Mais dans l'intérêt de la conservation du sanctuaire et pour ne pas trop surchauffer l'atmosphère, on se vit obligé de réduire une si grande quantité de flammes perpétuelles.

s'otaiont écmilos tlepiiis le 17 octobre l()î)0, jour iiiKjucl u riiuinl)lo N'iori,^^ de la Visitation de Paraj, la Bienheu- « reuse Marguerite-Marie Alacoque rendit à Dieu son Ame M toute consumée par les feux de la pénitence, du zèle et i< de la charité • ». L'anniversaire de cette précieuse mort fut réellement transformé en un triomphe et, une fois de plus, la parole du Maître se réalisa : u Ceux qui s'humilient seront exaltés. »

M^r Adolphe-Louis-Alhert Perraud, évéque d'Autun, que des liens de parenté rattachaient à la famille môme de la Bienheureuse, reçut d'en haut l'inspiration a de donner la plus g^rande solennité possible à la célébration de ce second centenaire- ». Sa Grandeur alla jusqu'à solliciter du Souverain Pontife, à cette occasion, la faveur insigne d'un Jubilé local. Tout fut paternellement accordé par Sa Sainteté Léon Xlll et, du 8 septembre au 1*^'" novembre 1890, des jours de propitiation et de salut attirèrent de nouveau vers le sanctuaire de Paray des foules avides de profiter de ce pardon extraordinaire -^

Préparé de loin par une incomparable Instruction pastorale de Mgr Perraud, résumant les vertus de la Bienheureuse et les exemples à en déduire pour tous — et de près, par la sollicitude aussi délicate qu'universelle de l'illustre évèque d'Autun — ce Jubilé fut quelque chose de splendide et devint une source abondante de grâces pour les âmes. Pendant sept semaines, Paray fut comme revêtu et enveloppé « d'un manteau de liesse ». D'après une expression, désormais consacrée, on se plaisait à redire que c'était « un morceau du ciel tombé sur la terre ».

Ceux qui ont vu ces fêtes admirables s'accordent à témoigner qu'elles demeurent parmi les plus ineifaçables souvenirs de leur vie.

1. Lettre de Mgr Perraud à Sa Sainteté Léon XIII, 3 janvier 1800. Voir à la fui de ce chapitre.

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