‹ Vie et œuvresChapitre 76 sur 265 · C'est-à-dire : elle prit l'habit le 4 octobre · texte numérisé non relu

C'est-à-dire : elle prit l'habit le 4 octobre

u Lorsque notre Hienheureusc Mère de Chantai vint u nous visiter, cette sainte Fondatrice, éclairée des lumières « divines, connut par un esprit propliéti(jue ce que devait • être un jour cette chère novice. Elle lui mit la main sur <( la tète, recommandant fort qu'on en prît grand soin et u que l'on modérât sa ferveur, ne lui permettant qu'une u demi-liouro d'oraison le matin jusqu'à V-d^^e de dix-huit « ans, dans la crainte qu'une trop grande application nui- (( sîtà sa santé. Elle ajouta qu'elle prévoyait que ses vertus « et son bon jugement la rendraient capable de bien servir «< cette maison. En effet, elle a été une colonne d'obser- « vance dans tous les emplois qu'elle a généreusement « exercés, particulièrement celui de la conduite des âmes « dans les charges de directrice et de supérieure. C'était « une âme fort intérieure, toute dévouée à l'amour de « Notre-Seigneur : il était son modèle dans la pratique des « vertus ' . »

Douée d'une grande force d'esprit, elle n'avait pas de plus cher désir que de faire fleurir l'exacte observance dans la Communauté. Ses douze années de supériorité s'écoulèrent de 1645 à 1651 et de 1657 à 1663. Cette âme était donc déjà consommée dans l'expérience des choses de Dieu, lorsque la Bienheureuse Marguerite-Marie fut remise à son soin pour être formée aux pratiques de la vie religieuse. Ce qui prouve mieux que tout l'excellence du discernement de cette vénérable directrice, c'est que, tout en usant à l'extérieur d'une conduite prudente et sévère à l'égard de sa novice, en somme, elle l'abandonnait à la direction immédiate de son souverain Maître, ainsi que l'atteste l'admirable parole qu'elle adressait à sa disciple et qui contenait en soi — à la bien prendre — une prophétie de ce qui était réservé à la Servante de Dieu : « Allez vous « mettre devant Notre-Seigneur comme une toile d'attente

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