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Le 30 juillet

LA MÈRE GREYFIÉ Vive -f Jésus !

ABRÉGÉ DE LA VIE ET DÈS VERTUS DE NOTRE TRÈS HONORÉE MÈRE PÉRONNE-ROSA.LIE GREYFIÉ, DÉCÉDÈE SUPÉRIEURE DE CE PREMIER MONASTÈRE d'aNNECY, LE 26 FÉVRIER 1717, DANS LA 70® ANNÉE DE SON AGE ET LA 62^ DE SA PROFESSION K

Dieu fît naître cette vertueuse Mère dont nous écrivons la vie dans cette ville d'Annecy, le dixième octobre mil six cent trente-huit, d'une famille fort honorable, dont plusieurs ont exercé des emplois considérables de magistrature dans le présidial du Genevois. L'on eut dit que ses parents prévoyaient les desseins de Dieu sur sa personne, car dès sa plus tendre enfance, ils la présentaient fort souvent à notre vénérable Fondatrice pour lui procurer l'avantage de recevoir la bénédiction de celle dont elle devait un jour imiter les vertus.

La Providence fit connaître d'une manière plus sensible les vues de miséricorde et de salut qu'elle avait sur cette enfant par la manière surprenante dont elle fut préservée dans ses premières années d'un danger où sa perte paraissait inévitable. Gomme elle était d'un naturel fort vif, elle se dérobait souvent aux soins de ceux qui devaient veiller sur sa conduite ; se trouvant donc un jour toute seule dans une prairie peu éloignée de la maison de Monsieur son père, un taureau furieux vint à elle, la saisit par-dessous les bras, l'enlève tout d'un coup entre ses cornes et se mit ensuite à courir avec tant d'impétuosité que Ton ne douta plus que

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