‹ Vie et œuvresChapitre 9 sur 265 · La T. H. Mère Constance-Magdeleine Lazara, élue le 12 mai · texte numérisé non relu

La T. H. Mère Constance-Magdeleine Lazara, élue le 12 mai

2. S»" Anne-Thérèse Milvi elles trois autres conseillères : S"" Marie- Ilyacinte Marcucci, S"^ Françoise-Umile Devecchi et S"^ Catherine- Diormire Mangelli.

présence ; l'un de nos correspondants, qui a toute la capacité et l'alTection (jue Ton peut souhaiter pour l'entreprise de cette importante atVaire, se chargea, suivant nos désirs, de toutes les procédures et du coiVre qui les renfermait.

Il ne faut pas vous cacher que Dieu répandit une consolation intérieure dans les cœurs de nos correspondants, que nous rej^ardons cette g'ràce prévenante comme une augure^ de l'heureux succès ds notre sainte entreprise. Celui qui est chargé de la poursuite nous marque qu'il s'était proposé, avant que de prendre le repos de la nuit, de lire la préface ou tout au plus le premier chapitre de la Vie de notre V. Mère de Chantai, par Monseigneur de Maupas ; mais que se sentant attiré à cette lecture comme à celle de l'Evangile, une délectation victorieuse lui fît poursuivre la lecture jusques à dix chapitres, sans s'apercevoir de la veille de la nuit. Aidez-nous, ma très honorée Mère, à remercier Dieu de toutes ces nouvelles grâces. C'est le temps de redoubler les prières, les pratiques de vertus, de fidèles observances, pour attirer du Ciel toutes les lumières et les grâces nécessaires pour l'heureuse perfection de cette sainte afTaire.

Depuis cette lettre écrite, nous avons reçu plusieurs lettres de Rome, qui nous font beaucoup espérer pour l'heureux succès de notre sainte affaire. Priez le Seigneur que mes péchés n'y mettent pas obstacle.

Je suis avec respect, ma très honorée Mère, votre très humble, indigne sœur et servante en N.-S.

Sœur Marie-Alexis Costa de Massongy,

de la Visitation Sainte-Marie.

Je vous supplie de nous envoyer deux petites coiffes de toile, de celles que nous portons le jour, qui aient touché le

1. C'est encore un de ces mots dont le genre n'était pas bien fixé.

cercueil de notre V. Sœur Alacoque. Je m'aperçois que je perds la vue de l'œil droit. Priez le Seig-neur, si c'est sa plus grande gloire, qu'il me conserve la vue et qu'il me rende celle que j'ai perdue de l'œil droit; je ne la demande que pour continuer à travailler à nos saintes affaires.

CINQ LETTRES DE LA MÈRE ANNE-ÉLISABETH DE LA GARDE MARZAC A LA MÈRE MARIE-DHÉODORE DE CHER3I0N ^, SUPÉRIEURE DE LA VISITATION DE MOULINS.

Vive -j- Jésus!

De notre monastère de Paray, ce 11 avril 1725.

Nous venons, ma très honorée sœur et chère Mère, vous communiquer notre joie, qui est assurément bien vive, sur

1. La Mère de Chermon gouverna le monastère de Moulins, pendant douze ans : de 1720 à 1726 et de 1732 à 1738.

Le nom de Mar'ie-Dhéodore lui avait été donné en Thonneur de sainte Dhéodore, une des saintes martyres dont les précieux restes avaient été offerts par le cardinal des Ursins à sa tante la Mère Marie- Henriette des Ursins de Montmorency.

La Mère de Chermon était une âme si surnaturelle que sa sainte habitude était de garder un silence parfait sur toutes les choses qui pouvaient lui être un sujet de peine, aimant à ce que ses actions et ses soufl'rances fussent connues de Dieu seul. Aussi à l'heure de sa mort, pouvait-elle répéter ces belles paroles : « Oui, mon Dieu, vous savez que vous êtes le seul que j'ai aimé et cherché ! Je puis, par votre miséricorde, me rendre témoignage que dans toutes mes actions je n'ai eu en vue que votre gloire, autant que je l'ai pu connaître, jy

Elle mourut le 30 avril 1741, âgée de 80 ans, dont 63 de profession.

Les autographes des cinq lettres que nous reproduisons sont conservés au monastère de la Visitation de Nevers.

les heureuses nouvelles que nous avons reçues de Rome, en date du 6 de mars, que le R. P. de Gallillel, assistant de France du Général des Jésuites, nous écrit qu'il vient de recevoir la copie de la vie de notre V. Sœur Alacoque, écrite par elle-même, sans être gâtée, quoiqu'elle eût resté cjuatre jours dans la mer avec des ballots, la barque qui les portait avant fait naufrage près de Livourne. Il ajoute qu'il espère tirer un grand secours de cet écrit pour la gloire du sacré Cœur de Jésus et qu'il lui semble que Dieu ne l'a conduit à Rome que pour cela ; qu'il demande les prières de l'Institut pour y réussir, étant prêt à présenter un ouvrage au Pape •, d'où dépend le succès de l'entreprise.

Et voici, ma chère Mère, dont il s'agit : ce R. Père travaille avec ardeur à faire approuver l'office et la messe du sacré Cœur de Jésus ; et, pour venir à bout de ce pieux dessein, il souhaite avoir une requête à présenter à ce Pontife, au nom de toute la Visitation ; — que pour cela, il faut en écrire à Annecy, Paris, et les principales Maisons de l'Ordre, dont la vôtre, ma chère Mère, est la troisième et des plus considérables, pour leur demander le pouvoir d'agir en leur nom dans cette affaire, en leur représentant, dit-il, (( et le zèle qu'elles doivent avoir à étendre cette « dévotion, qui a pris naissance parmi vous, et l'intérêt « qu'elles ont à avoir une messe revêtue de l'autorité du « Saint-Siège, parce que sans cela luniformité n'est point « gardée dans l'Ordre, où l'on dit des messes différentes, « selon la différence des lieux ; parce que dans certains (( diocèses les prélats n'ont pas encore permis d'en dire « aucune; parce qu'enfin cette dévotion ne sera jamais (( établie solidement, tant qu'il sera libre aux Evêques de « la rejeter ou de l'approuver. Et lorsque vous aurez reçu <( de vos Monastères », poursuit-il, « le pouvoir d'agir en

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