‹ Vie et opinions de Tristam ShandyChapitre 107 sur 331 · LES EMBARRAS · texte numérisé non relu

LES EMBARRAS

DE

DIÉGO ET DE JüLIA.

Far les cieux! tu es une étrange, créature* Slawkenbergius ! quelle vue bizarre des replis du cœur féminin tu nous as déroulée ! comment pouvoir jamais traduire ceci, et cependant si cet échantillon des contes de Slawkenbergius, et de sa morale exquise plaît au monde, — il en sera traduit une couple de volumes. Autrement, comment pouvoir jamais traduire ceci en bon anglais ? je n’en ai pas la moindre idée. — 11 semble, dans certains passages,

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qu’il faille un sixième sens pour le faire convenablement. — Que peut-il vouloir dire par l’effleurante pupillabilité d’un lent, bas, sec babil, cinq notes au-dessous du ton naturel, — que vous savez, madame, être un peu au-dessus d’un chuchottement. Du moment où j’ai prononcé ces mots, j’ai pu remarquer une tentative de vibration dans les cordes qui entourent la région du cœur. — Le cerveau n’a fait aucune réponse. — Il leur arrive souvent de ne pas s’entendre. — J’ai senti, moi, que j’entendais. — Je n’avais pas une idée. — Le mouvement n’a pu exister sans cause. — Je m’y perds, — je n’y comprends rien, — à moins, sous le bon plaisir de vos IForships, que la voix, étant en ce cas un peu au-dessus d’un chuchottement, ne force inévitablement les yeux non seulement à s’approcher à six pouces l’un de l’autre, — mais à regarder dans les pupilles.— N’est-ce pas dangereux? — Mais on ne peut l’éviter;— car si on regarde au plafond, les deux menions en ce cas se rencontrent inévitablement; — et si on s’entreregardc le giron, les fronts viennent en contact immédiat, ce qui, du coup, met fin à la conférence, — du moins à sa partie sentimentale. — Ce qui reste, madame, ne vaut pas la peine qu’on le ramasse.

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