CHAPITRE CVIII
Ami lecteur, quoique j’aie passionnément désiré, et lâché soigneusement ( dans la mesure des faibles talents que Dieu m’a départis, et autant que les autres occasions d’un profit nécessaire et d’un salutaire amusement m’en ont laissé le loisir) que ces petits livres que je mets ici dans tes mains, pussent tenir lieu de maint plus gros livre, — cependant je me suis comporté envers toi avec une si fantasque espèce d’insouciant badinage, que j’ai bien grandement honte à présent de solliciter sérieusement ton indulgence, — en le priant de croire de moi que dans l’histoire de mon père et de ses noms de baptême, — je n’ai aucune idée d’écraser François I'r, — ni, dans l’affaire du nez, — François IX, — ni, dans le caractère de mon oncle Toby, de caractériser l’esprit guerroyant de
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mon pays; — sa blessure à l’aine en serait une à toute comparaison de ce genre; — et que par Trim, — je n’ai pas voulu parler du duc d’Ormond, — et que mon livre n’est pas écrit contre la prédestination, ni contre le libre arbitre, ni contre les taxes — S’il est écrit contre quelque chose, — il est écrit, sous le bon plaisir de vos JForships, contre le spleen! afin que par une plus fréquente et plus convulsive élévation et dépression du diaphragme, et l’ébranlement des muscles intercostaux et abdominaux en rire, le fiel et autres liqueurs amères de la vésicule du fiel, foie et pancréas des sujets de sa Majesté, avec toutes les passions ennemies qui y ont rapport, soient précipités dans leur duodénum.