CHAPITRE CXXIX
Que jo sois un Turc si je n’ai point oublié ma mère autant que si je n’en avais jamais eu, et que la nature m’eût coulé en plâtre et déposé nu sur les bords du Nil.— Votre très-humble serviteur, madame, — je vous ai coûté bien du mal, — je souhaite que vous n’en soyez pas pour votre peine ; — mais vous m’avez laissé une crevasse dans le dos ;
— et voici devant un grand morceau de tombé : — et que faire avec ce pied-là? — Jamais je n’arriverai en Angleterre avec.
Pour ma part, je ne m’étonne jamais de rien ; — et mon jugement m’a si souvent trompé dans ma vie, que je m’en défie toujours, à tort ou à raison ; — du moins jo m’échauffe rarement pour de froids sujets. Malgré tout cela, je respecte autant que qui que ce soit la vérité; — et quand elle nous a échappé, si quelqu’un veut seulement me prendre par la main, et aller tranquillement en quête d’elle, comme d’une chose que nous avons perdue tous les deux, et dont nous ne pouvons nous passer ni l’un ni l’autre, — j’irai jusqu’au bout du monde avec lui. — Mais je hais les disputes; — aussi (sauf les questions religieuses, et celles qui intéressent la société) plutôt que de me laisser entraîner à en avoir une, j’aimerais presque mieux souscrire à tout ce qui ne m’étranglerait pas tout d’abord au passage. — Mais je ne peux pas supporter la suffocation ,
— et encore moins les mauvaises odeurs. C’est pourquoi j’ai résolu dès le commencement que, si jamais on augmentait
l’armée des martyrs, — ou qu’on en levât une nouvelle,— je ne m’en mêlerais ni d’une façon ni de l'autre.