CHAPITRE CCLIY
La tête de mon oncle Toby à cette époque était remplie d’autres choses, en sorte que ce ne fut qu’à la démolition de Dunkerque, quand toutes les autres affaires de l’Europe eurent été réglées, qu’il trouva le loisir de s’occuper de celle de mistress Wadman.
Cela produisit un armistice (c’est-à-dire, pour parler au point de vue de mon oncle Toby, — car, à celui de mistress Wadman, c’était un chômage) — de près de onze ans. — Mais dans tous les cas de cette nature, comme c’est le second coup qui fait feu, n’importe à quelle distance de temps il arrive, — je préfère, pour cette raison, appeler ces amours les amours de mon oncle Toby avec la veuve Wadman, plutôt que les amours de mistress Wadman avec mon oncle Toby.
Ce n’est pas là une distinction sans fondement.
Il n’en est pas de ceci comme de blanc bonnet, — et de bonnet blanc, qui a si souvent divisé vos Révérences entre elles; il y a ici une différence dans la nature des choses
Et, permetlez-moi de vous le dire, messieurs, une grande différence.