CHAPITRE CCLXI
Ces attaques do mistrcss Wadman, vous le concevrez aisément, étaient de diverses especes; différant l’une de l’autre comme les attaques dont l’histoire est pleine, et pour les mêmes raisons. Un observateur superficiel aura peine à accorder que ce fussent des attaques; — ou s’il l’accorde, il les confondra toutes ensemble; — mais je n’ccris pas pour ces gens-là. 11 sera assez temps d’être un peu plus exact dans la description que j’en ferai quand j’en serai là, et je n’y serai pas de quelques chapitres: tout ce que j’ai à ajouter ici, c’est que dans un tas de papiers et dessins originaux, dont mon père prit soin de faire un rouleau à part, il y a un plan de Bouchain parfaitement conservé ( et qui continuera de l’être tant que j’aurai la possibilité de conserver quoique ce soit ), à un des coins duquel, en bas, à droite, on voit encore les marques d’un doigtetd’un pouce barbouillés de tabac, qui, il yatoutes les raisons du inonde de l'imaginer, étaient ceux de mistress Wadman ; car le côté opposé de la marge, que jo suppose avoir été celui de mon oncle Toby, est parfaitement propre. C’est là, ce semble, la preuve authentique d’une de ces attaques; car il existe des vestiges de deux piqûres en partie rebouchées, mais encore visibles à
l’autre coin de la carte, qui sont évidemment les trous des épingles qui l’attachaient dans la guérite.
Par tout ce qu’il y a de sacerdotal ! je fais plus de cas de cette précieuse relique, avec ses stigmates et ses piqûres, que de toutes les reliques de l’Eglise romaine ; — exceptant toujours, quand j’écris sur ces matières, les pointes qui entrèrent dans la chair de sainte Radcgonde dans le désert, et que, sur votre route de Fesse à Cluny, les religieuses de ce nom vous montreront pour l’amour de Dieu.