‹ Vie et opinions de Tristam ShandyChapitre 72 sur 331 · CHAPITRE LVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE LVII

Miséricorde! — ma pauvre maîtresse est près de

se trouver mal, — et ses douleurs sont parties, — et les

* Ho» à mot, Dieu damne tos ycnx. [Ifote du traducteur.)

gouttes Sont 6nies, — et la bouteille de jülep est cassée, — èt la nourrice s’est coupe le bras — (Et moi le pouce, s’écria le docteur Slop ) ; et l’enfant est où il était, continua Susanne, — et la sage-femme est tombée en arrière sur le coupant du garde-cendres, et elle a la hanche aussi noire

que votre chapeau. Je verrai cela, dit le docteur Slop.

Ce n’est pas la peine, repartit Susanne, vous feriez mieux de voir ma maîtresse, — mais la sage-femme serait bien aise d’abord de vous rendre compte de l’état des choses, et elle vous prie de vouloir bien monter lui parler à l’instant.

La nature humaine est la même dàns toutes les professions.

La sage-femme avait, un moment auparavant, été mise au-dessus du docteur Slop, — il ne l’avait pas digéré. — Non, répliqua le docteur Slop, il serait tout aussi convenable que la sage-femme descendît me trouver. J’aime

la subordination, dit mon oncle Toby, — et sans elle, après la réduction de Lille, je ne sais pas ce que serait devenue la garnison de Gand, lors de l’émeute pour le

pain, dans l’année dix. Et moi, repartit le docteur

Slop (parodiant la réflexion dadaïque de mon oncle Toby, quoique tout aussi dadaïque lui-même), — je ne sais pas, capitaine Shandy, ce que serait devenue la garnison qui est là-haut, dans l’état d’émeute et de confusion où je vois que sont les choses à présent, sans la subordination des doigts et des pouces h* ***** : — dont l’emploi, monsieur, après mon accident, vient si à propos, que sans cela la famille Shandy se serait ressentie de ma coupure au pouce aussi long-temps que la famille Shandy aurait eu un nom.

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