‹ Vie illustrée de Christophe Colomb [microforme]Chapitre 30 sur 56 · RAR R À À · texte numérisé non relu

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« — Vallejo, où me conduis-tu P « — Je conduis Votre Seigneurie à bord de la « Gorda qui va partir.

« — Vallejo, ce que tu me dis est-il bien véri- « tabler « — Parla vie de Notre-Seigneur, répliqua vive-

« ment ‘’officier, je jure à Votre Seigneurie que je « la mène à la caravelle qui va partir. »

Ce Valleio était homme d'honneur, et engagé malgré cela, comme il arrive hélas! à la fortune d'un homme qu’il méprisait mais n’osait contredire.

À peine eut-il perdu de vue les côtes d’'Hispaniola qu’il voulut délivrer l'Amiral de ses fers. Colomb refusa ; il ne reconnaissait à personne le droit d'alléger une peine que les Souverains lui avaient imposée ; du moins il le croyait.

Qui n’admirerait cette chrétienne obéissance, et cette fière simplicité : le saint Amiral se soumet à l'autorité qui sur la terre lui représente le Souverain Maître ; mais il refuse les soulagements de ceux auxquels il ne reconnaît pas de pouvoir sur sa personne, pas même pour lui rendre la liberté!

Il écrivait : « L’espérance en Celui qui nous a tous « créés me soutient; son secours m'a toujours été « très prompt... Dieu me fit messager du ciei sur une nouvelle terre..... S'il plaisait à Leurs Altesses de faire évanouir les bruits qui ont pris créance... ce serait une véritable aumône...., Mais Dieu, Notre-Seigneur, reste avec sa puissance et sa science comme RUFAEANANT: et il châtie surtout l'ingratitude. »

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