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pondante au cap Nombre de Dios, qu'il ne devait découvrir que plusieurs mois après.
Colomb trouva non un détroit de mer, mais
l'isthme de Panama.
; Une entreprise si magnifique trouvait un écho certain dans Je génie d'Isabelle; elle fit équiper quatre navires approvisionnés pour deux ans. L'Adelantado et Fernand Colomb accompagnaient l’Amiral, dont l'ambition était, à ce quatrième voyage, de revenir en Espagne par la mer d'Asie et le Sud de l'Afrique, après avoir fait le tour du monde.
Outre les hommes de service et les interprètes, cent cinquante matelots et soldats seulement montaient les quatre caravelles : la Capitane, Saïint- Jacques de Palos, le Galicien et la Biscaïenne. Les navires étaient relativement petits : la résolution de visiter toutes les côtes, de longer tous les golfes et de naviguer peut-être au travers d'un détroit peu profond et peu large, commandait cette précaution. En quatre jours l’Amiral arrivait aux Canafies.
Le 25 mai, Colomb mettait, au nom de la Très Sainte Trinité, le cap sur Hispaniola ou Saint- Domingue, il atteignait en seize jours les îles Caraïbes et le 29 juin jetait l’ancre à une lieue en mer de Saint-Domingue.
Son intention était de changer le Galicien contre un autre navire plus léger ; il envoya sa chaloupe, montée par un officier, solliciter du gouverneur Ovando une autre caravelle dont il payerait le prix, et la permission de se réfugier quelques jours dans le port, pendant une tempête prochaine qui s’annon-