‹ Vie illustrée de Christophe Colomb [microforme]Chapitre 47 sur 56 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

Mort d’Isabelle la Catholique. — Profonde douleur de Colomb. — Ses malheurs.

L'Amiral n'eut même pas la joie de ressentir cette douce émotion du retour après tant de périls, car la consternation se lisait sur tous Les visages. Luimême, terrassé par le mal, ne pouvait se faire transporter à Medina del Campo où se trouvait la reine. A Séville il ne trouvait que des envieux et des ennemis, tous ses amis étaient alors absents. Dans les bureaux de la marine, devenue par sa découverte la plus impoïiante de l’Europe, on le traitait en étranger ou même en suspect. Le grand Amiral, le vice-roi des Indes, voyait arriver des bateaux chargés d’or et de richesses, des îles qu'il avait explorées, et il ne pouvait obtenir la solde des marins qui l'avaient accompagné. Lui-même, sans demeure, sans un maravédis, était logé à l'auberge ; et l’on se demande quelle pouvait être au xv° siècie une auberge d'Espagne ! (

Cependant ses calomniateurs et ses ennemis révoltés, les Porras libres et reçus avec faveur, avaient osé se présenter au roi, sûrs de son accueil.

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