‹ Vieilles églises de France (volume 2)Chapitre 35 sur 45 · NOTRE-DAME DU PUY-EX-VELAY · texte numérisé non relu

NOTRE-DAME DU PUY-EX-VELAY

(IIaute-Loire)

Le Puy-en-Velay, civitas Vellavorum et Anichtm chez les anciens, Podium^ au moyen â^e, tire son nom actuel du mot celtique puich uu puec/i, qui veut dire montagne. C'est, en effet, sur les flancs d'une montagne, sur le mont Anis [Anicium]^ isolé au milieu d'une vallée fertilisée par le Dolaison et la Borne, que se déploie en vaste amphithéâtre, de l'est à l'ouest, la ville du Puy. Mais elle s'étend aussi dans la plaine ; d'où sa division en ville haute et en ville basse. Des brèches volcaniques se montrent sur le versant sud-est.

Cette ville, que rendent intéressante ses beautés naturelles et sa situation, est remarquable aussi par ses églises, dont une, Saint-Laurent, renferme le tombeau de Du Guesclin. Un magnifique boulevard, qui sépare la ville des faubourgs, et les deux jolies promenades du Breuil et de Breteuil contribuent à l'embellissement du Puy, patrie du cardinal de Polignac. Le pays a pour principale ressource l'industrie de la dentelle; il en est redevable à saint François Régis, qui, au commencement du dix-septième siècle, l'introduisit dans les Cévennes.

Le Puy, comme tant d'autres villes, a eu beaucoup à soutfrir des guerres de religion. Dans sa partie haute, où l'on remarque la cathédrale, le palais épiscopal, etc., il conserve quelques-unes de ses rues étroites, montueuses et pavées de galets volcaniques; dans la partie basse, au contraire, sont de longues rues et de belles maisons ; on y voit l'hôtel de ville, les palais de justice et commercial, le lycée, etc.

A quelques centaines de pas de la ville, dans la gracieuse vallée de la Borne,

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