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Élévation, amphithéâtre

iS8 VIEILLES EGLISES DE FRANCE

l'église très ancienne de Saint-Michel d'Aiguilhe couronne un dike volcanique conique, haut de quatre-vingt-cinq mètres. On arrive au sommet par un escalier de deux cent vingt marches, qui serpente sur l'un des flancs de cet obélisque naturel. Au-dessus du mont Anis se dresse le rocher Corneille, dike gigantesque et escarpé, formé de brèches volcaniques plus anciennes que les brèches à ossements humains du volcan de Denise, Tune des sept collines qui, autour de la ville, accidentent la vallée. On gravit ce rocher par des marches pratiquées dans le roc, comme le sont celles du dike volcanique que couronne résrlise de Saint-Michel.

Diverses plates-formes étagées sur le rocher Corneille portent encore des vestiges de tours et de murs crénelés, restes de fortifications très anciennes. Au sommet, à cent trente mètres au-dessus de la place du Martouret, a été érigée, en 1860, la statue colossale de Notre-Dame de France, coulée en fonte, d'après le modèle de M. Bonassieux, avec deux cent treize canons pris sur les Russes à Sébastopol; sa hauteur est de seize mètres et son poids de cent mille kilos. Elle repose sur un piédestal octogonal de huit mètres; son front est couronné; de son pied droit elle écrase la tête du serpent infernal, et sur son bras droit elle porte l'enfant Jésus bénissant la ville. Trente-trois marches en pierre conduisent sur le piédestal, cinquante-sept en fonte à une plateforme pratiquée dans la tête de la statue, et enfin une échelle en fer de seize échelons au sommet de la couronne. Les cheveux de cette Vierge ont sept mètres de long, et le serpent dix-sept mètres. Du point où la statue est posée, on embrasse des yeux la ville, le rocher d'Aiguilhe, Polignac, Espaly, remarquable par ses beautés naturelles, entre autres, les colonnades basaltiques connues sous le nom à' orgues d'Espaly ; la fraîche vallée de la Borne, celle de la Loire, les volcans du Velay, le mont Mézenc, le Meygal, etc. ; on y jouit enfin d'une des plus belles vues de France.

Vu de la route de Lyon, le rocher Corneille offre, dans une anfractuosité, le profil parfaitement ressemblant de Henri IV. C'est bien la figure allongée, le nez bourbonien, l'œil narquois de ce prince; et, chose étrange, un lierre est venu croître vers la partie inférieure de la figure et former ainsi la barbe du Béarnais.

Le Puy n'est pas seulement remarquable par ses beautés naturelles; il abonde aussi en antiquités romaines et gallo-romaines. En effet, près du mont Saint-Michel est un temple antique bien conservé, autrefois, dit-on, consacré à Diane; quelques vestiges d'un ancien temple d'Apollon et les ruines d'un château.

l. ESCALIKH Di: N O T II E - D A M l. D f VI \

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