‹ Vieilles églises de France (volume 2)Chapitre 40 sur 45 · NOTRE-DAME DU PUY-EN-VELAY · texte numérisé non relu

NOTRE-DAME DU PUY-EN-VELAY

mme d'habilude, Pierre IV ', alors évcquc de la ville, fit monter sur une ovation le pauvre charpentier, et tous, princes, grands et menu peuple, prêrent une oreille attentive au récit qu'il fit du miracle. « Le Seigneur, dit-i/ me voix ferme et assurée, m'a intimé l'ordre de mettre fin à la discorde qui us divise, et de rétablir entre vous lu paix et l'union ; et pour preuve de la ^inité de ma mission, ajouta-t-il, regardez ! » Et il leur montra l'image que Seigneur lui avait donnée.

Tous alors, en la voyant, remplis d'admiration pour la miséricorde et la nté de Dieu, jurèrent, les larmes aux yeux, sur les saints Evangiles, qu'ils 'aient la paix et l'observeraient par tous les moyens en leur pouvoir. Pour ge de leur fidélité à cette paix promise au Seigneur, ils portèrent désorlis sur la poitrine un sceau de la Vierge imprimé sur étain, des capuchons incs assez semblables aux scapulaires des moines blancs, et s'engagèrent à quitter jamais ce signe du pacte juré. Mais, chose vraiment surprenante, frère voyait-il, porteur de ce signe, le meurtrier de son frère * accourir rs lui, aussitôt, faisant taire son ressentiment, il lui donnait, les larmes aux ux, le baiser de paix, l'emmenait dans sa propre maison et le munissait de ^res et de tout ce qui lui était nécessaire.

Les annales de la foi constatent que plusieurs saints et beaucoup de ssionnaires se sont formés sous l'influence de la Vierge vénérée au Puy. est devant elle que le pieux Adhémar de Monteil, évèque du Puy, fit le ;u qui le lia à la croisade de Godefroy de Bouillon, dont il fut le chef spiucl ; et lorsque, à la suite de la seconde croisade, la France fut déstée par ces détrousseurs de grands chemins qui, comme les trop fameux comtes de Polignac, tombaient à l'improviste sur les bourgeois, sur les âlelains paisibles et les riches abbayes, pillant et saccageant tout, les êques du Puy s'efforcèrent de s'opposer à leur brigandage. Comtes suzeins du Velay, ils n'eurent pas seulement recours à l'excommunication, mais fortifièrent leur cathédrale et y tinrent garnison pour défendre le trésor chapitre enrichi par nos rois, plusieurs papes et quantité de hauts et lissants personnages, venus tous pour iiiiploier la Vierge noire du mont lis.

Ce fut enfin sous la bannière de cette sainte image, rapportée de l'Orient, l'ils établirent la confrérie des Chevaliers de la Vierge, l'une des branches 1res de cette chevalerie errante qui, nul ne l'ignore, avait pour mission de

. De H59à 1189.

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