CATHÉDRALE DE BAYONNE
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tête dans ses mains; une fontaine jaillit et marque la limite de la
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raculeuso de ce saint, honoré désormais conmie patron du diocèse. On garde ses reliques dans la cathédrale de l^iyonno*, dont les premiers fondements ont été jetés au douzième siècle, vers 1140. 1. Ou ignore l'aunée de sa mort.
Elle est bâtie en croix latine, et son architecture est ogivale. Elle a trois nefs et soixante-dix-huit mètres de ngueur sur vingt-huit de largeur. Le clocher qui la surmonte a été construit de 1500 à 1605. La porte du transept nord est précédée d'un narthex d'une exécution délicate ; la porte du transept sud est la seule dont les sculptures aient été conservées. Les vitraux, posés successivement du treizième siècle au dix-septième, jettent sur les piliers leurs facettes prismatiques, mais n^empêchent pas de distinguer d'excellents tableaux de l'école de Rome . Le dallage est moderne et en marbre bleu d'Italie ; celui du sanctuaire est un véritable chef-d'œuvre de mosaïque. Le maîtreautel, qui a la forme sévère d'un tombeau, et que cinq marches élèvent audessus du sol, est en marbre blanc également d'Italie.
Le cloître, qui fut construit de 1213 à 1240, est surtout digne d'attention. C'est un vaste quadrilatère aux galeries ogivales ; mais il a beaucoup souffert ; un côté a été démoli, et sur son emplacement on a construit une grande chapelle avec une sacristie. Solitaire et muet, rongé par la rouille du temps et envahi par les graminées, ce cloître ressemble assez à un tombeau ancien et abandonné. On en sort comme d'un funèbre campo-santo. Et de fait, « les vieux monuments d'une ville, dit M. Alfred des Essarts, sont aux villes d'autrefois ce que le tombeau est à une famille éteinte ; ce sont des cénotaphes portant l'inscription des âges. »
(( C'est dans la cathédrale de Bayonne, sa ville natale, qu'un des plus célèbres orateurs chrétiens de iiotre temps, le P. Xavier de Ravignan, reçut, dit un de ses biographes, les premières impressions de la foi, en attendant qu'il vînt un jour remplir des éclairs de son éloquence la grande métropole de Paris. » Une autre église, Saint-André, mérite aussi, à Bayonne, d'attirer l'attention ; les flèches en sont élégantes, et son style est du treizième siècle.
Cette ville, limitrophe de l'Espagne, avec laquelle elle entretient un commerce très actif, en a la physionomie ; on y parle le plus pur castillan ; les hôtels eux-mêmes s'intitulent : Fonda de la Esperanza, Fonda de la Providencia, etc. ; les barbiers y sont despeluqiieros, et ainsi du reste, de telle sort que si les Espagnols, à Bayonne, peuvent, pour ainsi dire, se croire en* core chez eux, les Français peuvent aussi déjà se croire en Espagne.
C'est à Bayonne que Napoléon reçut la renonciation de Charles YII à 1 couronne d'Espagne, qu'il plaça peu après sur la tète- de son frère Joseph.