TOME IV
5o6 s. BRUNO.
le saint s'aperçut qu'il touchait à son dernier mo ment, il assembla sa communauté autour de son lit et fit une espèce de confession publique de toute &a vie; il fit ensuite une profession de foi, que ses disciples écrivirent et qu'ils nous ont conservée. Elle est très claire, surtout par rapport aux mystères de Tincariiation et delà Trinitù; 1 hérésie de Bérenger, qui depuis peu avait causé de grands troubles dans l'Église, y est expressément condamnée. Voici de quelle manière le saint s'exprime sur l'eucharistie : c( Je crois les sacrements que croit l'Eglise, et en particulier que le pain et le vin consacrés sur l'autel sont le vrai corps de notre Seigneur Jésus-Christ, sa vraie chair etson vrai sang, que nous recevons pour la rémission de nos péchés et dans l'espérance de la vie éternelle. » Cette doctrine, à laquelle il était si fortement attaché, il l'avait défendue avec solidité contre Bérenger, dans ses commentaires sur S. Paul. Il reisdit tranquillement l'espril le 6 octobre iioi, qui était un dimanche. Les chartreux délia Torre annoncèrent sa mort dans une lettre encyclique adressée aux églises et aux monastères du voisinage. On en usait ainsi pour recommander Tamedes personnes décédées aux prières des fidèles et des moines. Nous avons un grand nombre de réponses a cette lettre, lesquelles contiennent le plus magnifique éloge de la vertu . de la sagesse et du savoir de S. Bruno.
s. ANSELME, ARCHEVEQUE. 5oy