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plusieurs dans sa propre maison : il les servait luimême et mangeait leurs restes ; il leur présentait du vin et de la viande , quoiqu'il s'en fût interdit l'usage. Souvent il jeûnait deux ou trois jours de suite. Quelquefois, l'heure étant venue et la table mise, il n'avait rien à donner aux pauvres parcéqu'il avait distribué auparavant tout ce qu'il possédait. Il mettait en Dieu sa confiance, et il trouvait des ressources dans les libéralités du roi ou de quelques personnes pieuses. Il faisait enterrer les malfaiteurs et montrait beaucoup de zèle pour le rachat des captifs. Quand il savait qu'on devait rendre des esclaves en quelque lieu il s'y rendait , et souvent il en achetait jusqu'à cent h la fois : il achetait surtout des esclaves saxons, qu'on vendait par grandes troupes; il les mettait en liberté, et leur laissait le choix de retourner dans leur pays , ou de rester avec lui, ou de se retirer dans des monastères. Il prenait un soin particulier de ces derniers. Un des esclaves saxons, qu'il avait formé à la piété, parvint à une vertu si émincnte qu'il est honoré parmi les saints sous le nom de S. Théau, le 7 janvier.
Plusieurs de ses domestiques chantaient avec lui l'office canonial le jour et la nuit. On nomme entre euxBauderic, son afi'ranchi; Tituen, son valet de chambre, qui était de la nation des Suèves et qui remporta la couronne du martyre; Buchin, qui avait été païen et qui fut depuis abbé de Ferrières; André, Martin et Jean, qui par ses soins devinrent clercs. Plusieurs reliques de saints étaient suspendues en haut de sa chambre. Il priai t sous ces reliques prosterné sur un cilice; il lisait ensuite, mais il in-
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terrompait fréquemment sa lecture en levant les yeux au ciel^ en soupirant et en versant une grande abondance de larmes. S'il arrivait que le roi le demandât et qu'il lui envoyât même message sur message, il ne venait point qu'il n'eut achevé ses exercices de piété. Jamais il ne sortait de sa maison sans prier et sans faire ie signe de la croix. La première chose qu'il faisait en entrant était de prier. Il était de grande taille : il avait la tête belle, le teint rouge, les cheveux frisés naturellement. La simplicité et la prudence éclataient dans ses regards. Par l'innocence et la régularité de sa conduite, il faisait bien plus sûrement sa cour au roi que les autres par les manèges et les bassesses de l'adulation.
Clotaire étant mort en 628, Dagobert, son fils et son successeur, eut la même estime pour S. Eloi, Il avait une si haute idée de sa sagesse et de sa vertu qu'il le consultait préférablcment à son conseil sur les importantes aiFaires de l'état. Il lui demandait aussi des conseils pour sa conduite particulière. Eloi saisissait toutes les occasions d'inspirer au prince des sentiments de justice, de clémence et de religion. La liberté avec laquelle il s'expliquait ne déplaisait point au roi; elle le rendait même plus cher et plus respectable à son souverain. Le crédit dont il jouissait excita la jalousie des courtisans, et particulièrement de la partie de la noblesse dont les vices déshonoraient la rehgion ; ils employèrent la calomnie pour noircir sa réputation; mais elle ne leur réussit point, et elle ne servit qu'à donner un nouveau lustre à la vertu du serviteur de Dieu. Dagobet n'en eut que plus de vénération pour lui, et il
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le combla de biens. Eloi n'en devint pas plus riche. Les libéralités du roi étaient employées au soulagement des pamTcs ou à de pieux établissements. Le premier de ces établissements fut la fondation de l'abbaye de Solignac, à deux lieux de Limoges. Elle fut bâtie sur un terrain donné par le roi. Le saint après l'avoir dotée y fit venir des moines de Luxeu, qu'il laissa sous l'inspection de l'abbé de ce monastère. La nouvelle communauté devint fort nombreuse en peu de temps. On y compta jusqu'à cent cinquante religieux, qui travaillaient à différents métiers et qui vivaient dans une ferveur admirable.
Dagobert donna aussi à Eloi une belle maison dans la ville de Paris. Le saint en fit un monastère de religieuses, qu'il mit sous la conduite de sainte Aure, honorée le 4 octobre. On y vit jusqu'à trois cents filles. Le monastère ne subsiste plus depuis long-temps; le revenu en a été uni à la mense archiépiscopale de Paris, et une partie de la maison a été donnée aux barnabites. Lorsque le saint eut achevé les bâtiments de son monastère il s'aperçut qu'on avait pris un pied de terrain plus que le roi n'en avait accordé. Pénétré de douleur et de remords, il vint se prosterner devant le prince et lui demanda pardon avec beaucoup de larmes, comme s'il eût été coupable d'un grand crime. Dagobert, surpris et édifié, récompensa sa vertu en doublant sa première donation. Après qu'É!oi se fut retiré il dit à ses courtisans : « Voyez combien sont exacts et fidèles ceux qui suivent Jésus-Christ. Mes officiers et mes gouverneurs m'enlèvent sans scrupule des terres entières tandis qu'Eloi tremble d'avoir un pouce de terrain qui m'appartienne. »
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Comme il était alors défendu d'enterrer les morts dans les villes, le saint plaça le cimetière de ses religieuses liors des murs de Paris. Il y fit bâtir une église sous l'invocation de S. Paul, et c'est aujourd'hui une paroisse considérable.
Le roi était irrité contre les Bretons , qui troublaient la paix par leurs fréquentes incursions. II leur envoya Eloi, dans l'espérance que personne n'était plus propre que lui h faire quitter les armes aux mécontents et à faire cesser les dévastations dont le peuple était la malheureuse victime. Eloi s'acquitta de cette commission avec un succès qui justifia la confiance du souverain. Il détermina même Judicael, prince des Bretons, à venir à Paris pour apaiser plus efficacement la colère du roi.
Dagobert, voulant employer le saint dans les affaires les plus importantes, exigea qu'il lui prêtât serment de fidélité, comme il se pratiquait en pareil cas. Eloi, par délicatesse de conscience, ne crut pas devoir se rendre à la proposition du roi : il ne pensait pas avoir une raison suffisante peur faire un serment. Il s'excusa quelque temps pour ne pas déplaire à son souverain. Dagobert l'ayant pressé de nouveau, il continua de s'excuser avec beaucoup de larmes. A la fin le prince connut le motif de ses délais ou plutôt de son refus : il loua sa délicatesse, et la regarda comme un gage plus sûr de sa fidélité que tous les serments.
La piété d'Eloi et la crainte d'offenser Dieu qu'il montrait dans toute sa conduite firent la plus vive impression sur S. Ouen. C'était un jeune seigneur, qui vivait à la cour et qui n'avait encore que douze ans. Il résolut de suivre les exemples qu'il avait
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SOUS les yeux. Il se lia donc étroitement avec S. Eloi, et leur amitié devint plus intime et plus tendre de jour en jour. Quoiqu'ils fussent laïques l'un et l'autre, ils faisaient l'édification de la cour. Ils travaillaient aussi avec zèle à maintenir la pureté de la foi et l'unité de l'Eglise. Eloi procura la convocation d'un concile h Orléans contre certains hérétiques. Il fit chasser de Paris une foule d'impies qui dogmatisaient dans cette ville. De concert avec S. Ouen, il attaqua la simonie, qui était fort commune en France, depuis le malheureux rogne de Brunehaut. Ces deux serviteurs de Dieu comptaient parmi leurs amis S. Didier et S. Sulpice, qui vivaient à la cour, et dont l'un fut depuis évêque de Cahors, et l'autre archevêque de Bourge;. Tous ces grands hommes s'animaient à la vertu par leurs exemples mutuels, et pratiquaient le christianisme dans toute sa perfection. Les évêques, zélés pour la gloire de Dieu, les crurent appelés à la conduite des âmes; ils résolurent donc de les faire élever à l'épiscopat.
La mort de S. Acaîre, arrivée en 669, faisait vaquer les sièges de Noyon et de Tournai, qui avaient été unis en 012 sous l'épiscopat de S. Médard. Ils comprenaient la Haute-Picardie et toutes les provinces situées entre ce pays et l'embouchure du Rhin. On demanda S. Eloi pour les gouverner. Peu de temps après S. Ouen fut élu évêque de Rouen. Clovis II, successeur de Dagohert, son père, aurait bien voulu les retenir auprès de sa personne, à cause des services qu'ils étaient en état de lui rendre; mais il les céda pour le bien spirituel des diocèses dont la conduite leur était confiée. S. Eloi,
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tremblant à la vue de l'épiscopatj demanda quelque temps pour se disposer h recevoir les ordres et pour s'instruire des devoirs qu'il avait à remplir. S. Ouen fit la même demande, et se retira dans ce dessein au-delà de la Loire. Ils furent sacrés l'un et l'autre h Rouen, le dimanche avant la semaine des Rogations en 640. De Rouen S. Eloi se rendit à la cour pour prendre congé du roi, et partit pour Noyon. La principale raison qui l'avait fait élire évêque était l'état déplorable où se trouvaient les districts deGandet de Courtrai, qui faisaient partie de ce diocèse. Les habitants en étaient encore païens, et si barbares qu'ils ne voulaient pas même qu'on leur prêchât l'Évangile.
Eloi ne crut pas que sa nouvelle dignité dût rien changer à son premier genre de vie; il augmenta au contraire ses austérités et ses veilles. Il montra la même humilité, le même esprit de pauvreté, le même amour pour la prière, la même charité pour les pauvres et les malades, qu'il continua de servir de ses propres mains. Il avait régulièrement douze pauvres à sa table certains jours de la semaine. Il aimait à se trouver confondu avec eux et à leur rendre les services les plus humiliants. Il n'était pas moins admirable par son zèle pour le salut des âmes. La première année de son épiscopal fut employée h la réforme du clergé et à l'établissement d'une exacte discipline. Il s'occupa ensuite des moyens de procurer la conversion des infidèles qui habitaient aux environs d'Anvers, des Saxons et des Suèves, et surtout des habitants des districts de Gand et de Courtrai.
S. Amand, sacré évoque régionnaire en G26, avait
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planté la foi dans le voisinage de Gand sous la conduite de S. Acaire, évêque deiXoyon. Dix ans après S. Orner fut fait évêque des Morins. Mais la plus grande partie de la Flandre fat principalement redevable h S. Eloi d'avoir été éclairée des lumières de la foi. Il prêcha dans les territoires d'Anvers, de Gand et de Gourtrai. Les habitants, qui avaient la férocité des bêtes sauvages, étaient h chaque instant prêts h le mettre en pièces. Il continuait toujours de les instruire, et il eut désiré remporter la couronne du martyre. Il témoignait une tendresse particulière à ceux qui avaient refusé long- temps de l'écouter : il avait soin de leurs malades; il les consolait dans leurs afflictions; il les assistait dans leurs besoins; enfin il employait tous les moyens qu'une charité ingénieuse peut suggérer pour vaincre leur opiniâtreté. Ces barbares prirent peu à peu des sentiments plus humains; ils furent touchés du désintéressement, de la bonté, de la douleur, de la vie IDortiiié^ du saint évêque; ils commencèrent à l'admirer, et bientôt ils voulurent être ses imitateurs. Ceux qui s'étaient convertis engageaient les autres à écouter leur pasteur; on les voyait après l'avoir entendu courir à leurs idoles pour les renverser et à leurs temples pour les détruire. Ils revenaient ensuite et demandaient le baptême. Eloi les éprouvait ordinairement une année avant de leur administrer ce sacrement. En élevant leur esprit aux choses célestes il adoucissait la férocité de leur caractère; il leur apprenait à mépriser les plaisirs et les biens créés, à rectifier leurs penchants, à se dépouiller de leurs vices, h renoncer aux inimitiés, à la haine, à la vengeance, et à s'aimer les uns les autres.
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Toujours il joignait les prières et les larmes aux reproches et aux menaces. Sa douceur était sans faiblesse, et son zèle sans aigreiu^ et sans dureté. Il baptisait h Pâques les catéchumènes qu'il avait instruits et disposés pendant Tannée, sans aucune distinction d'âge; il n'avait pas moins de soin des pécheurs qui étaient tombés après le baptême; mais il s'armail de fermeté contre ceux qui ne voulaient point quitter leurs habitudes criminelles. Semblable à un médecin charitable et à nii père tendre^ il n'abandonnait point les pécheurs opiniâtres; il les traitait comme des frénétiques contre lesquels on ne doit pas s'irriter, et qu'il faut guérir malgré eux. Cette conduite pleine de prudence ne l'empêchait pas de maintenir les règles de la pénitence et les lois de la discipline ecclésiastique. Il recevait avec bonté ceux qui venaient confesser leurs péchés, et ne néi^ligeait rien pour rendre leur conversion solide. 11 exhortait tous les fidèles en général h fréquentca-les éghses, à douRcr l'auiiiônc, à mettre îps esclaves en liberté et à pratiquer les autres bonnes œuvres prescrites parle christianisme. Il engageait plusieurs personnes de l'un et de l'autre sexe à embrasser la vie monastique.
Les dangers n'étaient point capables d'arrêter l'activité de son zèle. Il prêcha le jour de S. Pierre près de Noyon^et il s'éloi^a i'ortement contre les danses, qui étaient pour le peuple l'occasion de plusieurs désordres. Son discours excita un mêcontentemeut presque général : on murmura, et des murmures on en vint aux menaces. L'année suivante il prêcha h pareiljoursurlemêmesujetavecencoreplus de force qu il n'avait fait la première fois. Les pécheurs iu-
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corrigibles déclarèrent ouvertement qu'il devait prendre garde a sa vie. Les officiers du seigneur du lieu, abusant de leur autorité, soulevèrent tout le pays contre lui. Le saint évêque eut recours aux derniers remèdes; il retrancha les coupables de la communion des fidèles, et les livra h Satan. Cinquante d'entre eux furent frappés de Dieu et offrirent le spectacle visible de ses jugements. Mais étant depuis entrés dans des sentiments de pénitence, Eloi leur procura une entière guérison. Il guérit encore, au rapport de S. Ouen, d'autres personnes attaquées de diversesmaladies. Il fut aussi favorisé du don de prophétie. Il prédit que la monarchie française serait divisée entre les trois fils de Clovis II et réunie ensuite sous Thierri, le plus jeune des trois. Cette particularité est rapportée par S. Ouen, qui écrivait avant l'entier accomplissement de la prédiction.
Le même auteur nous apprend que S. Eloi assemblait le peuple tous les jours, et qu'il l'instruisait avec un zèle infatigable; il nous a donné des fragments de plusieurs de ses sermons réunis en un seul discours. Le style en est clair, simple et peu chargé d'ornements, mais touchant et pathétique. Le saint évêque empruntait souvent des passages entiers de S. Césaire , suivant ce qui se pratiquait en France dans ce temps -là. Il insiste souvent sur les promesses du baptême et sur l'obligation de vivre d'une manière conforme à ce que l'on croit. Il recommande l'aumône, l'invocation des saints , la fuite des superstitions qui étaient alors en usage, et parmi ses superstitions il compte la distinction des jours heureux et malheureux, ainsi que la coutume de célébrer le premier jour de l'an par des festins et
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des divertissements profanes. Il exhorte les fidèles à prier, à participer au corps et au sang de Jésus- Christ, à recevoir l'extrême-onction en maladie, à se munir toujours du signe de la croix, dont il montre l'efficacité. Les dix-sept homélies qui ont été imprimées sous son nom dans la Blbllothècjae des Péres ne sont point de lui; elles sont d'un moine qui fut depuis évêque. Nous avons encore la charte de la fondation de l'abbaye de Solignacpar S. Eloi.
Ce saint évêque gouvernait son Eglise depuis dix-neuf ans et demi lorsque Dieu lui fit connaître que sa dernière heure approchait; il prédit sa mort à ses disciples quelque temps avant de tomber dans la maladie qui le conduisit au tombeau. Voyant qu'ils fondaient en larmes, il leur dit : « Ne vous attristez point, mes enfants; vous devez plutôt me féhciter. Il y a long-temps que je soupire après la fin de cette vie et que je désire être délivré des misères de ce monde dont le poids m'accable. » La fièvre dont il fut pris n'interrompit point sa prière. Le sixième jour de sa maladie il envoya chercher ses disciples , et leur fit une exhortation pathétique h la vertu. Lorsqu'il les vit baignés de larmes, il ne put retenir les siennes. Il pria Dieu de ne pas les abandonner et de leur procurer un saint pasteur. Il expira tranquillement en récitant le cantique Nunc dlmlttls^ etc., le 1" décembre 669, à fâge de soixante-dix ans et quelques mois.
A la nouvelle de sa maladie la reine Bathilde partit de Paris avec les princes, ses enfants, les seigneurs de sa cour et une suite nombreuse; mais elle le trouva mort en arrivant. Elle baigna son corps de larmes, et fit tout préparer pour qu'on le portât
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dans son monastère de Chelles. D'autres voulaient le faire porter à Paris; mais le peuple de Noyon ne permit point qu'on lui enlevât la dépouille mortelle de son pasteur, en sorte que cette ville possède encore aujourd'hui la plus grande partie des reliques du saint évêque. Sa mort fut suivie de plusieurs miracles que S. Ouen rapporte. On lit dans le mêmeautenr que S. Eloi, dans une vision, avertit de sa dernière heure r a bbessc sainte Aure, que la peste emporta avec cent soixante de ses religieuses en 66G. La reine Bathiide ayant peu de temps après vendu tous ses ornements pour les donner aux pauvres en excepta ses bracelets d'or^ dont elle fil faire une croix, qui fut mise à la tête du tombeau de S. Éloi. Elle fit l'aire aussi, pour couvrir le même tombeau, un dais d'or et d'argent, qu'on nommait repa. Les grands, h son exemple, y offrirent une grande quantité d'or et de pierreries. Gomme ces ornements avaient beaucoup d'éclat, on les couvrait en carêu.c d'un linge brodé de soie. On s'ajîereut qu'il dégouttait de ce linge une certaine liqueur; on le pressa dans un vase, et cette liqueur servit ti guérir plusieurs maladies. Ou voit ici \a coutume de couvrir pendant les jours de pénitence ce qu'il y avait de plus brillant dans i»églîse.