‹ Vies choisies des principaux saints (volume 2)Chapitre 65 sur 131 · S. JEAN DE BEVERLEY · texte numérisé non relu

S. JEAN DE BEVERLEY

ÉYEQUE d'yORK.

(7 mai.)

Ce saint naquit au village de Harpban, dans la province des Déirois. Le désir d'apprendre à servir Dieu le fit passer dans le pays de Kent. II y fréquenta la célèbre école de S. Théodore de Cantorbéry , et y étudia les lettres ainsi que les maximes de la piété sous la conduite du saint abbé Adrien. De retour dans sa patrie, il choisit pour sa retraite le monastère de ^^, hitby, gouverné par S. lïilde. On l'en tira au commencement du règne d'Alfred, et on le donna pour successeur à Eate, évoque de Hagustald ou de Hexam.

Il se fit une loi de consacrer à la contemplation tous les momenls qu'il pouvait dérober h Texercice de ses fonctions. De temps en temps, et surtout en carême, il se retirait dans une cellule qui était auprès de l'église de Saint-Michel, au-delà de la Tyne. Sa coutume était d'avoir toujours quelques pauvres avec lui. Il prit une fois, au commencement du carême, un jeune homme muet de naissance, et qui avait d'ailleurs la tête couverte d'une dartre hideuse ; il le fit loger auprès de lui et l'admettait souvent dans sa cellule. Le second dimanche de carême il forma le signe de la croix sur sa langue et la lui délia 5 après quoi il se chargea lui-même de lui ap-

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prendre à lire. Ln médecin ayant entrepris la cure de la tête de ce jeune homme, le saint donna sa bénédiction aux remèdes, qui par là opérèrent une entière guérison.

Lorsque S. AVilfrid fut revenu de son exil, Jean lui céda le siège de Hagulstad ; mais quelque temps après il succéda sur le siège épiscopal d'York à Bosa, homme d'une grande vertu. Bède, qui reçut de lui le diaconat et la prêtrise, rend un ample témoignage à sa sainteté; il rapporte qu'il guérit avec de l'eau bénite la femme d'un seigneur du voisinage ; il parle encore de plusieurs autres miracles qu'il avait appris de témoins oculaires, tels que Bercthum, abbé de Beverley, et Hérébald, abbé de Tinmouth.

Nous avons observé que le saint évoque faisait de fréquentes retraites. Son but était de se renouveler par là et de s'entretenir sans cesse dans l'esprit intérieur. Il se renfermait souvent dans le monastère qu'il avait bâti à Beverley, et dont il a pris son surnom. Ce monastère, selon la coutume de ce temps-là, était composé de deux maisons, l'une pour les hommes et l'autre pour les femmes. Jean en donna la conduite à son disciple Bercthum ou Brithun. Il s'y retira tout à fait en 7 1 2 , après avoir résigné son évêché à S. "Wilfrid te jeune, et y passa le reste de ses jours dans les exercices de la vie religieuse. Sa mort arriva le 7 mai 721.

, Alcuin avait une grande dévotion à S. Jean de Beverley. Il donna dans son poème sur les saints d'York une longue histoire des miracles opérés par son intercession. Voyez ci-après la notice sur la vie et les écrits d'vVlcuin.

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