‹ Vies choisies des principaux saints (volume 2)Chapitre 66 sur 131 · NOTICE · texte numérisé non relu

NOTICE

SLR LA VIE ET LES ÉCRITS d'aLCUIN.

Alcuin était d'York , comme il nous l'apprend lui-même dans son poème sur ies sainls de ce diocèse. Les étrangers n'étant point accoutumés à prononcer le W qui se trouvait dans son nom, il y substitua celui d'^^^i/i, qui est pins doux, et y ajouta le prénom de Flaccus lorsqu'il fut en France : de là vient que dans ses lettres il s'appelle toujours F/rtccus Aibinus ; quelques modernes ont eu tort de l'appeler Aibiaus Flaccus.

Alcuin, issu d'une famille noble, naquit vers Tan 735. Il se fit moine à York , et fui ordonné diacre de l'Eglise de cette ville. Il apprit le latin, le grec , les premiers éléments de Thébreu et toutes les sciences ecclésiastiques, sous Egbert et Elbert, qui fuirent sucsessivement éveques d'York.

Lorsque Egbert fut élevé à cette dignité en 766, il confia à Alcuin le soin de l'école et de la bibliothèque de rEglisc d'York. Eanbald, successeur d'Egbert, l'envoya à Ptome en 780, pour demander au papale paitium. Charlemagne qui le vit à Parme désirait ardemment le retenir; mais Alcuin allégua ies canons, qui l'obligeaient de retournera son Eglise. Il ne se fixa donc en France que quand le roi de Northumberland et l'archevêque d'York le lui eurent permis, à la sollicitation de Charlemagne.

Etant en France, il ouvrit une école dans le palais du roi, qui assistait à ses leçons, ainsi que les princes ses enfants et un grand nombre de seigneurs. Ce fut encore par son avis que Charlemagne forma dans son palais une académie composée d'hommes savants qui s'assemblaient à certains jours, pour dis cuter des points d'érudition. Ceux qui en étaient pri-

Page 1