TOME III. n
2^ S.U5TE PiULE, VEUVE.
Eustochie. Elle prit S. Jérôme pour directeur. Trois ans après elle fit bâtir une maison d'hospitalité et un monastère d'hommes. Elle fit aussi bâtir trois monastère de femmes, qui, à proprement parler, ne faisaient qu'une seule et même maison puisque toutes les sœurs s'assemblaient dans une chapelle commune pour l'oifice du jour et de la nuit. La règle de ces saintes femmes était fort austère. Leurs jeûnes étaient fréquents et rigoureux; elles ne se servaient point de linge , et portaient un habit uniforme qu'elles se faisaient elles-mêmes. Paule les conduisait avec autant de prudence que de charité, et leur donnait f exemple de toutes les vertus de leur état. Elle avait une dévotion singulière à la pratique du signe de la croix, et avait coutume de former souvent ce signe sacré sur sa bouche et sur sa poitrine.
Enfin arriva le moment où Dieu devait couronner ses vertus. Elle répétait souvent dans sa dernière maladie, et surtout durant son agonie, quelques versets des psaumes qui expriment un ardent désir d'être uni à Dieu dans la Jérusalem céleste. Elle mourut le 28 janvier 4^4? après avoir fait le signe de la croix sur sa bouche, à f âge de près de cinquante-sept ans. Elle est nommée en ce jour dans le martyrologe romain.
s. JEAN CHRYSOSTOME. 209