‹ Vies choisies des principaux saints (volume 4)Chapitre 19 sur 104 · EVÊQUE DE PARIS · texte numérisé non relu

EVÊQUE DE PARIS

MARTYRS

(9 octobre.)

Quelques auteurs ont prétendu que la religion chrétienne avait été prêcliée dans une partie des Gaules par S. Luc et surtout par S. Crescent, disciple de S. Paul. Les Eglises de Marseille, de Lyon et de Vienne furent redevables de la lumière de la foi a des prédicateurs grecs ou asiatiques, mais qui avaient reçu leur mission du siège apostolique de Piome. En effet le pape Innocent Ier assure de la manière la plus expresse que les fondateurs des Eglises des Gaules, de l'Espagne et de l'Afrique avaient été ordonnés évêques par S. Pierre et ses successeurs. L'histoire des martyrs de celles de Lyon et de Vienne, qui souffrirent en 177, prouve qu'elles étaient très florissantes dans le second siècle.

S. Irénée étendit beaucoup le royaume de Jésus Christ dans les Gaules, et laissa plusieurs disciples célèbres, dont deux allèrent exercer leur zèle en Italie et dans d'autres contrées éloignées. La lumière de l'Evangile cependant ne pénétra pas sitôt à l'extrémité des Gaules, comme nous l'apprenons de Sulpice Sévère et des Actes de S. Saturnin. S. Germain de Paris et sept autres évêques français disent, dans une lettre à sainte Piadegonde, qu'a la vérité la foi avait été plantée dans les Gaules dès la nais-

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sancc du christianisme, mais qu'elle n'y avait pas fait des progrès bien rapides jusqu'à l'an 56o que la miséricorde divine y envoya S. Martin. Il n'en est pas moins certain qu'on y voyait en divers endroit'" de nombreuses Eglises qui précédemment avaient été fondées par sept évèques envoyés par le saint-siége. (1)

S. Denis, un des missionnaires envoyés de Rome dans les Gaules, s'avança plus avant dans le pays que les autres, et fixa son siège h Paris. Ce fut à lui ou à ses disciples que la religion chrétienne fut redevable de la fondation des Lglises de Chartres, de Scnlis, de Meaux, et peu après de celles de Cologne et de quelques autres qui étaient florissantes dans le quatrième siècle et gouvernées par de saints évèques, parmi lesquels on compte S. Materne de Cologne, etc. S. Fuscicn et S. Victoric, S. Crespin cl S. Crespinien, S. Rufin et S. Yalèrc, S. Lucien dcBeauvais, S. Quentin, S. Piat, S. Rieulde Senlis, sont appelés disciples ou coopérateurs de S. Denis, cl il est dit d'eux qu'ils vinrent de Tiome pour prêcher le nom de Jésus-Christ dans les Gaules.

Nous lisons dans les Actes de S. Denis que cet évêque rempli de zèle fit bâtir une église h Paris, et convertit un grand nombre d'idolâtres à la foi. Les travaux de son apostolat furent couronnés par un glorieux martyre. L'opinion la plus probable est qu'il souffrit durant la perséculion de Vaîérien en 272. Quelques auteurs modernes ont différé sa

(1) Ces sept évèques sont S. Trophirae d'Arles, S. Catien de Tours, S. Paul de Nai bonne, S. Saturnin de Toulouse, S. Denis de Paris, S. Austremoine de Clermont, et S. Martial de Limoges.

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