S. DENIS, ÉVEQUE
mort jusqu'au commencement du règne de Maximien Hercule, qui fit sa principale résidence dans les Gaules depuis l'an 286 jusqu'à l'an 292. Adon appelle Fescenninus le juge qui le condamna. Selon les Actes de son martyre, que suivent S. Grégoire de 1 Tours, Forlunat et les martyrologisles d'Occident, il fut emprisonné long-temps pour la foi et termina sa vie par le glaive avec Rustique, prêtre, ctElcuthère, diacre. L'auteur des mêmes Actes ajoute que les trois martyrs furent jetés dans la Seine , mais qu'une femme chrétienne , nommée Galulla , trouva le moyen de les en retirer cl de les enterrer honorablement près du lieu où ils avaient été décapités. Les fidèles bâtirent une chapelle sur leur tombeau.
En 469 les pieuses exhortations de sainte Geneviève firent élever une église sur les ruines de cette chapelle, et les chrétiens venaient de toutes parts la visiter avec beaucoup de dévotion, comme nous l'apprenons de plusieurs endroits des ouvrages de S. Grégoire de Tours. Il résulte de ces mêmes passages que l'église dont il s'agit était hors des murs de la ville, quoiqu'elle n'en fût pas éloignée. II paraît par une donation de Clotairell qu'il y avait là une communauté religieuse gouvernée par un abbé.
Dagobert, qui mourut en G58, fonda la célèbre abbaye de Saint-Denis , où nos rois ont leur sépulture depuis plusieurs siècles. Pépin et Charîemagne, son fils, furent les principaux bienfaiteurs de ce monastère, que l'abbé Suger fit rebâtir avec une grande magnificence. On y garde les reliques de S. Denis, de S. Rustique et de S. Eleuthère dans
l56 S. GENES.
trois châsses d'argent. Nous avons l'histoire des miracles opérés par Tinlercession des trois saints martyrs , laquelle est divisée en trois livres , dont le dernier finit à l'an 877.