‹ Vies choisies des principaux saints (volume 4)Chapitre 30 sur 104 · I70 S. VICTOR DE MARSEILLE · texte numérisé non relu

I70 S. VICTOR DE MARSEILLE

habitaient les déserts de l'Egypte l'engagea vers l'an 390 à aller les visiter. Il fut accompagné par un nommé Germain. Frappés l'un et l'autre par les beaux exemples de vertu qu'ils avaient sous les yeux, ils passèrent plusieurs années dans la solitude de

Ses notes sur la lègle de S. Augustin sont excellentes; on estime aussi beaucoup celles qu'il a faites sur le Décalogue.

Les personnes religieuses qui tendent à la perfection de leur état liront avec fruit le livre de Ctaustro animœ. On y voit jusqu'à quel point de sévérité la discipline s'observait alors dans les monastères. Cet ouvrage a pour auteur, non Hugues de Saint- Victor, mais Hugues Foliet, pieux et savant chanoine régulier du même ordre, qu'on élut malgré lui abbé de Saint-Denis de Reims en 1149.

Richard de Saint-Victor, disciple de Hugues, était Ecossais. Il fut fait prieur de son monastère en 1164, et mourut en 1172. Ses œuvres, qui composent deux volumes in fol., ont été imprimées plusieurs fois. La meilleure édition que nous en ayons est celle qui parut à Rouen en 1650. On reproche à cet auteur d'être trop diffus dans ses commentaires sur les livres saints. Ses traités théologiques sont exacts. Ses ouvrages sur la contemplation et sur les vertus ebréliennes sont écrits d'un style simple et négligé ; mais on y trouve les règles les plus sublimes de la vie intérieure.

Le recueil des maximes spirituelles que le P. Gourdan a tirées des écrits et des dits de ces grands hommes montre qu'ils possédaient ers lumières , cette sagesse, cette connaissance des voies de Dieu , cet esprit de foi , de mortification, de prière et de charité qui caractérisent les saints.

Le P. Simon Gourdan, cité plusieurs fois dans notre ouvrage, mérite que nous le fassions connaître, ainsi que ses ouvrages. Il naquit à Paris, le 24 mars 1646, et enîra le 25 février 1661 à l'abbaye de Saint-Victor, où il mourut le 10 mars 1729, à l'âge de quatre-vingt-trois ans. Il fut durant sa vie un modèle de tontes les vertus religieuses. Son attachement inébranlable à la doctrine de l'Eglise lui attira des persécutions de la part de ses confrères qui ne pensaient pas comme lui; mais il 1"S supporta avec une patience héroïque. Il sut allier une extrême fidélité à l'accomplissement de tous ses devoirs avec l'amour de l'étude. 11 composa un grand nombre d'ouvrages qui respirent une tendre piété.

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Scété et dans la Thébaïde. Ils allaient nu-pieds comme les moines du pays, étaient pauvrement vêtus, et n'avaient pour subsister que le travail de leur* mains. Leur vie était fort austère, et ils mangeaient à peine par jours deux pains de six onces chacun. En SZjO, ils se rendirent tous deux à Constantinoplc et y entendirent les instructions que faisait S. Chrysostome. Cassien fut ordonné diacre et employé au service de l'Eglise de cette ville. Le saint archevêque ayant été exilé, Cassien et Germain allèrent à Rome. Ils étaient , au rapport de Pallade, porteurs des lettres dans lesquelles le clergé de Constant inople prenait la défense de son pasteur persécuté.

Cassien fut élevé au sacerdoce dans l'occident, après quoi il se relira à Marseille, où il fonda deux monastères, l'un pour des hommes, et l'autre pour des femmes. Ce fut là qu'il écrivit ses Conférences spirituelles et ses autres ouvrages. Il mourut en odeur de sainteté peu après l'année l\o'o.

Dans sa treizième conférence, Cassien, sous le nom de l'abbé Chérémont, favorise les principes des semi-pélagiens qui n'avaient point encore été condamnés, les erreurs de ces hérétiques ayant été proscrites pour la première fois dans le concile d'Orange tenu en 529. C'est pour cela que S. Prosper réfutant cette conférence n'en nomme jamais l'auteur, c! qu'il lui donne même le titre de docteur catholique

Le style de Cassien n'est ni pur ni élégant , mais il est clair, plein d'onction et persuasif.

Les œuvres de ce célèbre abbé furent imprimées pour la première fois à Douai en 1616, avec des commentaires d'Alart Gazet, bénédictin de Saint-Vaast d'Arras. Deux ans après on les réimprima à Arias avec des notes plus étendues. On en a donnédepuis différentes éditions à Paris, à Lyon, à Francfort.

ï^2 S. HIPPARQIJE, ETC.

S. HIPPARQUE, S. PHILOTHÉE, S. JACQUES, S. PARAGRUS, S. HABIDE, S. ROMAIN ET S. LOLLIEN,

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