‹ Vies choisies des principaux saints (volume 4)Chapitre 79 sur 104 · S. SYLVESTRE · texte numérisé non relu

S. SYLVESTRE

PAPE

(3i décembre.)

S. Sylvestre, destiné par la Providence^ à gouverner l'Église lorsqu'elle commençait à triompher de ses persécuteurs et dans les premières années de sa prospérité temporelle, eut Rome pour patrie. Il était fils de Rufin et de Juste. Il perdit son père de bonne heure. Sa vertueuse mère prit un grand soin de son éducation ; elle le mit sous la conduite de Charitius ou Carin, prêtre aussi recommandable par sa sainteté que par ses talents, afin qu'il le formât également aux sciences et à la piété. Sylvestre entra depuis dans le clergé de l'Eglise romaine et fut ordonné prêtre par le pape Marcellin avant les édits publiés par Dioclétien et par le césar qu'il avait associé à l'empire. Sa conduite dans ce temps orageux le fit universellement estimer. Il fut témoin du triomphe que la croix remporta sur l'idolâtrie, lorsque Constantin vainquit Maxence, le 28 octobre 3 12.

Après la mort du papcMelchiade, arrivée au mois de janvier de l'année 5 1 4, Sylvestre fut élu pour rem^ plir la chaire de S. Pierre. La même année il nomma quatre légats, deux prêtres et deux diacres pour le représenter au concile que les Occidentaux tinrent ù Arles. On y condamna le schisme des donalistes, lequel subsistait depuis sept ans, ainsi que l'hérésie des quartodécimants. On y fit aussi vingt-deux canons de discipline, qui regardaient des points très

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