LA CONVEESIOT^ DE S. PAUL
geait ainsi leur crime. Etienne pendant qu'on le lapidait priait en disant : Seigneur Jésus , recevez mon esprit. S'étant mis ensuite h genoux, il s'écria h haute yoix : Seigneur ^ ne leur imputez point ce péché. Après ces paroles il s'endormit dans le Seigneur. L'Écriture s'exprime ainsi pour nous montrer la douceur de la mort du juste. Une telle mort n'est en effet que le passage d'une vie pleine de misè- 4*es à une vie éternellement heureuse. S. Augustin et les autres pères ont attribué la conversion de S. Paul aux prières du saint martyr, et l'ont regardée comme une preuve du grand crédit qu'il a dans le ciel. L'Eglise fit une grande perle dans la personne de S. Etienne; mais elle en fut bien dédommagée par les avantages précieux que lui procura le martyre du saint diacre. Quelques fidèles enlevèrent son corps et l'enterrèrent d'une manière (léccntc; et, quoiqu'ils fussent persuadés que sa mort était un vrai triomphe, ils ne laissèrent pas de le plem^er long-temps. On découvï'it miraculeusement ses reliques dans le cinquième siècle. Le prêtre Lucien , qui a domié l'histoire de cette découverte , dit que le saint avait été enterré environ à deux milles de Jérusalem, parles soins et aux frais de Gamaliel. Il paraît que S. Etienne souffrit vers la fin de l'année où Jésus-Christ fut crucifié.