S. TIMOTHÉE
ivÊQUE ET MARTYR.
(24 janvier.)
S. Timothée, né d'un père gentil et d'une mère juive nommée Eunice, était de Lycacnie, et probablement delà ville de Lystres. Eunice avait embrassé la religion chrétienne , ainsi que Loïde, grand'mèrc de Timothée, et S. Paul fait l'éloge de la foi de toutes les deux. Timothée s'appliqita dès son enfance à l'étude de l'Ecriture sainte. Le témoignage avantageux que les frères d'Icône et de Lystres rendirent de lui à S. Paul, qui vint prêcher en Lycaonic l'an 5i de Jésus-Christ, engagea cet apôtre à le choisir pour le compagnon de ses travaux à la place de S. Barnabe. Il le circoncit toutefois h Lystres avant de s'en faire suivre : car, quoique les cérémonies légales n'obligeassent plus depuis la mort de Jésus-Christ, il fut pourtant permis de les observer comme une chose indifférente jusqu'à la ruine de Jérusalem et du temple. (1) S. Paul avait encore d'autres raisons pour en agir de la sorte : il conciliait îi son disciple l'estime des Juifs, et leur montrait d'ailleurs qu'il n'était pas lui-même ennemi de leur loi. Ici S. Chrysostome
à prendre des mouches, qu'il enfilait ensuite avec un poinçon. On vit surtout après sa mort combien il était délesté. On abattit ses statues, on ôta son nom des édifices publics, et ses décrète furent annulés par le sénat.
(1) Par là, disent les anciens pères, on enterrait la synagogue avec honneur.