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Littéralement : de votre jeu de main plutôt que d'esprit

3. Carpani fait ici un contre-sens ; Bonibet disait seulement dans sa préface qu'on avait fait des copies de ses lettres originales pour les faire circuler parmi ses amis de Paris ; il n'insinuait pas qu'un auteur italien avait pu se les procurer et les publier sous son nom. Toute la colère de Carpani reposerait donc sur un passage de la préface de 181'J: qu'il n'a pas compris.

décidez à les imprimer et, coûte que coûte, à devenir un auteur. Ici, j'ai cessé de rire, et j'ai conçu la crainte bien fondée de voir le public me donner la qualification que j'avais voulu vous réserver, à vous, mon copiste. « Oh ! oh ! me suis-je dit, j'ai annoncé, j'ai imprimé que les Haydine étaient de moi ; je vais donc passer pour un plagiaire, un imposteur, un menteur ! Non ! Non ! C'est maître Bombet qui aura ces beaux noms, puisqu'il montre qu'il ne les craint pas : il a plus de courage que moi, il l'a bien prouvé ». Cela dit, j'ai résolu aussitôt de me justifier devant le public itahen et français, et non devant vous, puisque, comment les choses se sont passées,

Ben lo sai tu, clie la sai tutla quanta ! 1

C'est pourquoi je vous écris la présente, et c'est pourquoi je vous l'écris en italien, puisque A^otre traduction me prouve que vous avez su vous approprier ma langue autant que mes lettres.

Sachez-le donc : par la présente, que je ferai insérer dans les journaux du monde entier, voici ce que je vous déclare, comme

5e non sapesie voi cosi, coni' io I 2

Ce n'est pas vous, c'est moi qui suis l'auteur des lettres sur Haydn ; vous n'en êtes que le traducteur. Vous avez eu beau déclarer au public c|ue vous avez écrit vos lettres à Vienne, et qu'elles ont été

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