‹ Vies de Haydn, de Mozart et de MétastaseChapitre 13 sur 129 · XVIII PREFACE · texte numérisé non relu

XVIII PREFACE

cinq ou six airs du Matrinionio ^. En 1823, il écrit encore que « les chants de Cimarosa sont les plus beaux qu'il ait été donné à l'âme humaine de concevoir ^. » Quand il veut se persuader qu'il y a en lui l'étofïe d'un grand musicien, c'est l'image de Cimarosa qu'il a toujours sous les yeux ^. Et, dans son absurde comparaison des peintres avec les musiciens *, Cimarosa et Raphaël sont appariés.

Que de fois, dans ses romans, l'émotion des airs de Cimarosa ne se marie-t-elle pas à l'ivresse amoureuse des héros et des héroïnes, qu'elle fait tomber dans une sorte de délire ! — Aux fêtes pour le mariage de Clelia, Fabrice, dévoré d'amour, entend chanter l'air : Quelle pupille tenere... Sa colère s'évanouit, et il éprouve un besoin extrême de répandre des larmes... Il pleure à chaudes larmes pendant plus d'une demi-heure »,... puis arrive, par le bienfait de la musique et des larmes répandues, « à un état de repos parfait ^ ».

Julien Sorel, si maître de lui, fond en larmes, « aux accents divins du désespoir de Caroline dans // Matrimonio ® ». Et Mademoiselle de la Môle, rêvant à Julien qu'elle aime en dépit de sa volonté, s'enivre d'une mélodie italienne digne de Cimarosa. « Du moment qu'elle eut entendu cette cantilène

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