‹ Vies de Haydn, de Mozart et de MétastaseChapitre 20 sur 129 · PREFACE XXIII · texte numérisé non relu

PREFACE XXIII

Mozart, povir la musique dramatique, — et Métastase, pour la poésie musicale.

La Vie de Haydn a donné li-eu à une longue controverse ^. Chacun sait que Stendhal s'est servi, pour l'écrire, d'un ouvrage de Giuseppe Carpani : Le Haydine ovvero lettere su la cita e le opère del célèbre maestro Giuseppe Haydn, paru deux ans avant ^. Carpani a réclamé en vain ; Stendhal n'en a tenu aucun compte ; ses réponses ou celles de ses amis daubent sur le plaignant ; et depuis, les Stendhaliens ont emboîté le pas, à la suite du maître. Presque tous semblent admettre que Stendhal n'a pas, en empruntant à Carpani quelques renseignements historiques, outrepassé les droits d'un écrivain consciencieux, qui reste original par la façon libre et vigoureuse dont il transforme les documents employés...

« Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes, seigneur, En les croquant, beaucoup d'honneur. »

1. Les opinions extrêmes ont été soutenues par M. L. Bélugou, qui, dans sa préface aux Soirées du Slendhal-Club (1905), ne se contente pas de disculper Stendhal, mais accable Carpani, — et par Michel Brenet, qui refuse à Stendhal toute originalité et fait de lui, non seulement un copiste des Haydine, mais un disciple servile de Carpani, en esthétique musicale [Stendhal, Carpani et la Vie de Haydn, — publié dans la revue 5. /. M., mai 1909).

Cf. aussi : Bussière [Revue des Deux-Mondes, l®'" janvier 1843), — Sainte-Beuve [Causeries du Lundi, 2 janvier 1854), — et Casimir Stryienski [Soirées du Stendhal-Club, 1905).

2. La première édition de Carpani est de 1812, celle de Stendhal de 1814-1815.

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