‹ Vies de Haydn, de Mozart et de MétastaseChapitre 25 sur 129 · XXVIII PREFACE · texte numérisé non relu

XXVIII PREFACE

musique après Haydn : « Les artistes d'aujourd'hui imitent, les maîtres n'ont imité personne » ; — l'idée du Sénéquisme en art ; — le jugement sur les nouveaux compositeurs, qui cherchent plus à étonner qu'à toucher... Etc.

Que répondre à des constatations aussi écrasantes, et comment excuser l'incroyable sans-gêne de ce pillage organisé ?

Comme circonstances atténuantes, on remarquera que Stendhal n'a rien fait pour voiler son larcin ^. S'il eût voulu délibérément se faire prendre en flagrant délit, il n'aurait pu agir autrement. Il commence par faire choix d'un auteur fort connu dans la société musicale de Vienne, et dont l'ouvrage, tout récemment édité à Milan, dédié aux professeurs et aux élèves du Conservatoire de Milan, ne pouvait être ignoré de beaucoup des mélomanes milanais, que Stendhal fréquentait. De plus, il ne change rien à la coupe de l'œuvre ; il reprend la forme épistolaire, employée par Carpani. Il conserve la date de la première lettre ^, et copie mot pour mot les pages du début ^. N'est-il pas évident qu'un plagiaire, qui eût voulu cacher ses exploits, eût

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