‹ Vies de Haydn, de Mozart et de MétastaseChapitre 29 sur 129 · PREFACE XXXI · texte numérisé non relu

PREFACE XXXI

réclamations de celui-ci un démenti formel, — bien plus, d'avoir impudemment retourné contre sa victime l'accusation de plagiat ^. Ceci passe la plaisanterie. Evidemment, pour qui connaît Stendhal, cette mauvaise affaire a dû le divertir. La désinvolture gouailleuse de ses réponses ou de celles de son Achate, Bombet junior (Crozet), montre assez qu'il se délectait de la fureur du vieux bonhomme Carpani et de son propre cynisme. Mais si c'est une explication, ce n'est pas une excuse ; et nous devons aujourd'hui rendre à Caq>ani la justice que lui ont refusée les journaux français du temps. Bombet junior (qui ne les avait sans doute pas lues), décrie d'une façon fort inique Le Haydine. On y relève, à la vérité, les défauts italiens d'emphase, d'exubérance et de désordre dans la composition. Mais ces lettres sont j)leines de verve, parfaitement informées, et d'un bon musicien.

Réparation faite au vieil ami de Haydn du tort que lui causa Bombet, — et que Stendhal a, depuis, largement réparé, puisqu'il entraîne à présent sa victime dans le sillage de sa gloire, — ne cherchons plus dans les Lettres de Stendhal que ce qui lui appartient en propre. Et d'abord, sachons-lui gré du choix même qu'il a fait de l'ouvrage de Carpani. Quand on lit les ineptes notices qui avaient été pithliées à Paris et lues à l'Institut par Framery et par Le Breton ^, ces compilations d'anecdotes sau-

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