Vie de Rossini
2. « Nous avons fait des progrès dans le malheur, depuis 1793. Je trouve à présent que le désespoir et le malheur sont exprimés à l'eau de rose, chez Cimarosa... La musique italienne n'a commencé à être belliqueuse que dans Tancrcde, postérieur de dix ans aux prodiges d'Arcole et de Rivoli, — • de toutes les passions généreuses la tyrannie ne permettant eu Italie que l'amour. » (Vie de Rossini.)
3. « La musique va se relever en France... Il n'y a pas vingt oisifs au milieu de toute la société de Paris ; grâce aux partis qui se fortifient depuis quatre ans, nous sommes peut-être à la veille de devenir passionnés... Si le ciel nous donne un peu de guerre civile, nous redeviendrons les Français énergiques du siècle de Henri IV et de D'Aubigné ; nous prendrons les mœurs passionnées des romans de ^Yalter Scott. Au milieu du fléau de la guerre, la légèreté française se renfermera dans de justes bornes, l'imagination renaîtra, et bientôt sera suivie par la musique. Toutes les fois que l'on trouve solitude et imagination dans un coin du monde, on ne tarde guère à y voir paraître le goût pour la musique. » ( Vie de Rossini, à la date du 30 septembre 1823.)