‹ Vies de Haydn, de Mozart et de MétastaseChapitre 9 sur 129 · XIV PREFACE · texte numérisé non relu

XIV PREFACE

reux ; ils ne croient plus le bonheur possible. L'homme qui regrette sent l'existence du bonheur dont il jouit un jour, et peu à peu il croira de nouveau possible de réatteindre à ce bonheur. La bonne musique ne se trompe pas, et va droit au fond de l'âme chercher le chagrin qui nous dévore ^.., »

« La bonne musique me fait rêver avec délices^ à ce qui occupe mon cœur, dans le moment ^. »

« Mes sentiments brodent sur un chant ce qui, d'après la passion dominante, peut faire le plus de plaisir à mon âme ^. »

Ainsi, la musique lui est précieuse, non pour ellemême, mais pour ce qu'elle lui suggère; et il est si conscient du caractère intéressé de son amour pour elle qu'il avoue :

« Si je perdais toute imagination, je perdrais peut-être en même temps mon goût pour la musique *. »

Bien plus, il suffit d'une passion satisfaite pour que le pouvoir de la musique se volatilise. Il aime Angela, il est ou se croit aimé, il est heureux ; aussitôt, « mille petites circonstances qui l'intéressaient à ^lilan pâlissent. Les cloches, les arts, la musique.

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