‹ Vies des grand capitaines français du moyen âge (volume 2)Chapitre 45 sur 54 · ES ARMES DEFENSIVES ET OFFENSIVES · texte numérisé non relu

ES ARMES DEFENSIVES ET OFFENSIVES

de cet objet en détail dans la vie des grands capi« taines qui commencent cette galerie.

Voici quelles étaient les armes offensives dont se servaient les chevaliers : nous en ferons Ténu*

représentaient la nation conquérante, et ils s'arrogeaient des privilèges propres à la distinguer desGallo-Romains; le plus saillant de ces pri* viléges fut de se servir de certaines armes dont l'usage fut interdit très-sévèrement aux hommes qui n'étaient point de conditioo libre. Les principales étaient la lance et Tépée, et lorsqu'un possesseur de fief affranchissait un serf pour quelque service signalé, il lui donnait comme consécration de ce grand acte des armes libres : l'une des lois de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, disait à ce sujet (en latin barbare) : Tradidit illi arma libéra, scilicet lanceam et gia* dium. Mais il arrivait fréquemment que l'approche du danger mettait le possesseur de fief dans l'obligation de rassembler ses hommes, ses serfs : il fallait donc les armer, et dans ce cas l'équipement de ces sol* dats improvisés s'appelait Voutillemmt du vilain : cet ontillement consistait, sous le rapport d'armes offensives, en deux objets principaux, la fronde ou la flèche et le maillet ou le pieu ferré. Cependant la nécessité, plus forte que la volonté des hommes, contraignit les conquérants à modifier leurs prétentions exorbitantes, et déjà sons saint Louis les paysans appelés à la guerre par des levées extraordinaires eurent la permission de porter la lance et l'épée; mais on y mit cette restriction , qu'ils ne pouvaient s'en servir que pour défendre la terre de leur seigneur, ou pour l'accompagner quand le roi ou le suzerain appelait ce seigneur à son aide en vertu des obligations imposées par les lois féodales. Au quatorzième siècle chaque paysan avait la faculté de suspendre au-dessus de son âtre une lance et une épée; il devait les décrocher au premier signal du maître. Des anciennes légendes, voulant désigner un possesseur de fief d'humeur pacifique, nullement querelleur, caractère très-rare du reste, disaient que ses serfs, ses paysans avaient chez eux

Arc et lance enfumée L^espée enrouillée.

mération suivant l'importance attachée à chacune d'elles par l'homme de guerre :

epee ;

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