‹ Vies des grand capitaines français du moyen âgeChapitre 4 sur 25 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

Jacques de la Jlifarche arrête les procès des Anglais. Mort de Philippe de Valois.

Jacques de Bourbon avait reçu trois blessures ; mais le sort (le la monarchie l'occupait davantage que sa propre position : il ne tint pas à lui que la victoii*e ne remplaçât la défaite : ayant servi le roi de son bras dans la bataille , il le servit de tout son zèle pour Fai* der à réparer ce désastre.

Philippe de Valois rejoignit les débris de son armée qui s'étaient rassemblés autour d'Amiens : il voulut les employer à couvrir Paris ; mais quelle fut sa confusion en voyant les feudataires réunis dans la capitale de la Picardie refuser de le seconder, en disant que le temps de service exigé "par les lois féodales était expiré! Ce prince fut au moment de se trouver seul. Le comte de la Marche, indigné d'un pareil procédé, énonça hautement qu'il n'abandonnerait le roi sous aucun prétexte; les Montmorency l'imitèrent noblement : cet exemple, donné par de puissantes maisons, fit rougir la plupart des barons dissidents, et en rallia un bon nombre autour du monarque.

Au premier bruit des avantages extraordinaires remportés par les Anglais , Jean , fils aîné du roi, abandonna la Guienne , où il se maintenait vainqueur : ce jeime prince rassura Paris et la France en accou*

lant àla tête de quarante mille hommes. Philippe avait puisé de grandes ressources dans sa politique, toujours savante, quoique souvent malheureuse; il sut déterminer le roi d'Ecosse à fondre sur l'Angleterre, agression qui mit Edouard dansla nécessité de quitter le continent : on sait que Robert II échoua dans son entreprise, qu'il fut battu et pris par la femme de l'heureux Plantagenet , que la fortune se plaisait à favoriser sur tous les points.

Philippe conduisit dans l'Artois la moitié des forces ramenées du midi par le duc de Normandie : il désirait secourir Calais, assiégé depuis plusieurs mois : OQ confia au comte de la Marche le commandement d'un corps destiné à contenir les Flamands : ces peuples, éblouis par les rapides succès d'Edouard, se déterminèrent à unir leurs armes aux siennes; ils investirent Aire, dans le but de favoriser les opérations du siège de Calais.

Jacques de Bourbon, secondé par des lieutenants expérimentés, Charles de Montmorency et Jean de Luxembourg, maître cette fois de régler les opérations d'après ses vues particulières , marcha contre les Flamands avec une confiance entière : à son approche, l'ennemi abandonna le blocus d'Aire; mais le général français les atteignit au moment où ils pillaient Menneville. Il les mit en pleine déroute, et répandit la terreur jusqu'au milieu de leur pays : son avant-garde enleva Casse), et le livra aux flammes. Apprenant qu'une seconde armée de Belges , réunie aune forte division d'Anglais, menaçait Saint-Omer, il se porta rapidement sur cette ville. Les alliés avaient

go JACQUES DE LA MARCHE.

à leur tête le sire de Renti, guerrier d'un courage féroce; le comte de la Marche l'enveloppa dans sts lignes 9 le surprit une nuit^ le défit complètement , lui tua deux mille hommes et en prit le double. La lutte dura quatre heures : Jacques de Bourbon et les autres chefs se battirent une torche à la main (i). Ce revers fut d'autant plus sensible aux Anglais qu'il laissait à découvert leur flanc droit : le vaiuqueurse mit en mesure d'opérer sa jonction avec Farinée principale 9 afin d'accabler Edouard devant Calais. Son espoir fut cruellement trompé. Philippe de Valois, prompt à entreprendre, se rebutait facilement. Fatigué de la guerre, n'espérant pas forcer tes Anglais dans une position plus redoutable que celle de Crécy, il battit en retraite surParis; les brillants avantages^ remportés récemment par le comte de la Marche nV boutirent à aucun résultat majeur : ce général, vcni*lant occuper son bras, se mit en mesure de secourir le comte de Blois, pressé par les troupes de son concurrent; mais on apprit dans ce moment la défaite de ce prince : l'époux de Jeanne de Penthièvre venait d'être battu et prisa la Roche-Derien ( 1 8 juin i347); le vicomte de Rohan, le sire de Laval de Montmo* rency (a), les seigneurs de Châteaubriant, de Rai»,

(i) Galland, Hist. des guerres de Flandre.

(a) Le sire de Laval-Montmorency, tué à La Roche-Derien, fat enterré dans le chœur de l'église de Sainte-Madeleine de Vitré. Cent cinquante ans après, Aline, duchesse de Bretagne, détestant la mémoire de ce baron , opposé à ses ancêtres, fit enfoncer les yeux de fat statue qui le représentait sur son tombeau. C'était l'usage de figurer les yeux ouverts ceux qui mouraient en combattant. (D'Argentré, Hist. de Bretagne.)

JACQUES DE Lk MARCHE. g^

de Boistely de Machecou^ de Rieux, de la Jaille, de Lohéac, de Rostremen, périrent dans cette occasion ; k comte de Blois fut conduit enÂngleterre ( i } ; Mont&ut, son compétiteur, gémissait également dans les fers;. La com^tesse de Blois se montra aus&i courageuse que la comtesse de Montfort, de sorte que la Bretagne offrart le spectacle d'une querelle extrêmement vive*, soutentie par deux femmes plus; énergiques et plus habiles que leurs maris; elles étaient Tuse et Tautre dépourvues des s^trai ts doo^ brille ordioasiremeiit leur sexe et portaient toutes deux le non de Jeanne; on distingua la première par le surnom de Botùeuseu

Pendant que ces héroïnes fixaient lesregards de k chrétienté, Jacques de la Marche, bouillant d'ardeur martiale, se vit chargé d'une missîoa toute pacifique; il s'agissait d'attacher irrévocablement^ par un mariage , le souverain du Dauphuié à la fortune de la France.

Humbert aux blanches mains , ayaot perdu son fils unique, âgé de trois ans (a),, ressentit de ce malheur uneaffiiction quiabsorba toutes ses facultés : ce parince voulut se démettre de ses états pour les donner au roi

(t) Dans le trajet les Anglais accablèrent ce malbeoreux prince d'iosufteset d'hitmiliations;. tous les jours ils le contraignaient de» se couvrir de son armure complète, et le forçaient ainsi à jouer de la vielle. (D'Argentré.)

(a) ITne tradition populaire voulait que Humbert eût laissé tomber lui-même cet enfant dans Tlsère, en le balançant d'une fenêtre du ciiâ^ teau de Beauvoir. Le président de Valbonnais, vers le milieu du dernier siècle, découvrit, à la Chambre des Comptes de Grenoble, des pièces qui prouvaient d'une manière irrécusable que le fils de Humbert monmtde maladie.

de France, son ancien allié; en conséquence, il fit un traité en i343, le ratifia en i344; ^^^^^ ilchanjgea d'avis plusieurs années après, lorsqu'il eut perdu sa femme, Marie de Baux, i347. ^^"^ ^® laisser arrêter par l'inconvénient de l'âge, Humbert songea à contracter une seconde union : il avait vu à la cour de France Jeanne de Bourbon, fille de Pierre I*'; les grâces touchantes de cette princesse le séduisirent ; la splendeur de la maison de Clermont, le nouvel éclat que lui donnait chaque jour le chevaleresque comte de la Marche , le déterminèrent à former d'autres nœuds; il invita Jacques de Bourbon à venir le visiter dans ses États; le prince se rendit à ses sollicitations, et arriva à Romans en 1 349. C'est là que fut arrêté le mariage de sa nièce, qui devait hériter du Dau* phiné , si Humbert mourait sans enfants.

Philippe de Valois, dont la politique devenait chaque jour plus prévoyante, allait être frustré, par cet arrangement, de l'espoir de réunir le Dauphinéà la couronne; il para ce coup d'une manière fort adroite, et sans mécontenter pourtant la famille de Clermont, qui se recommandait par d'immenses services. Fort confiant dans la générosité de Humbert, le roi rapprocha du trône Jeanne de Bourbon , en l'unissant , de sa propre volonté, à son petit-fils Charles, destiné à porter le sceptre. Humbert, sachant maîtriser sa passion, tira une noble vengeance de cette offense, en donnant ses États à l'heureux possesseur de celle qu'il aimait. Le prince y mit une seule condition : ce fut que désormais le fils aîné du roi de France prendrait le titre de Dauphin; voulant que les enfants de

h femme dont il avait recherché Talliance pussent tenir quelque chose de lui : Humbert espérait perpétuer ainsi dans les siècles futurs le souvenir de son affection. Le sacrifice étant consommé, il courut se confiner dans un cloître (i). En voulant rallumer le flambeau de Tfaymen dans un âge avancé, Humbert n'avait fait qu'imiter l'exemple donné par le roi de France. Philippe conçut de très-bonne heure le projet d'unir son petit-fils à Blanche de Navarre , l'une des belles personnes de ce siècle; mais en voyant celte jeune princesse, il se sentit enflammé de la plus violente passion : le monarque , dont l'âme était flétrie parles revers, crut trouver des consolations à ses mortels ennuis dans les charmes d'une nouvelle union ; en conséquence, au lieu de donner la princesse de Navarre à son petit-fils, il l'épousa lui-même le 19 février 1 349, cinq semaines après la mort de Jeanne de Bourgogne, sa première femme. Cet exemple fut suivi par son fils Jean, veuf depuis quelques mois, et qui 8 unit en secondes noces à Jeanne de Boulogne, peu de temps après le mariage de son père; enfin, ce même Charles, destiné d'abord à Blanche de Navarre, devenue l'épouse de Philippe , se maria à son tour , comme nous l'avons dit plus haut, avec Jeanne de Bourbon. Ce mariage, dicté par la politique, et dont Feffet , gface à la générosité de Humbert, devait amener la réuuion du Dauphiné à la couronne, eut lieu le 8 août de la même année i349; ^^^^h ^^"^ l'espace

(i) Humbert, à sa pressante sollicitation, fut nommé évéque de PSiris, mais il n'occupa point ce siège, et mourut ensuite dans un courent de Dominicains.

de six mois, le père, le fils et le petit-fils se marièrent et assistèrent aux noces les uns des autres. Philippe ne jouit pas longtemps des douceurs que lui procurait son hymen : il y rencontra, au bout dequelque temps, la fin d'une vie agitée, dont le début avait été si brillant. 11 mourut à rage de cinquante-huit ans, i35o.

Jacques de Clermont s'était vu entouré de considération sous le règne de Philippe de Valois, mais H ne jouit d'aucun crédit; sa noble franchise ne pouvait se façoimer à la dissimulation de la politi* que; ardent, impétueux, il ne respirait que les combats, non qu'il fût poussé par le besoin d'assouvir une fureur aveugle , mais l'amour de la gloire le dominait exclusivement : cette passion s'alliait chez lui à toutes les qualités généreuses de l'âme; la sienne demeura constamment pure au milieu de la corruption générale. Lenouveausouverain, appréciant tout son mérite, l'appela* à prendre une part plus active à la discussion des affaires publiques.

Jean II, déjà célèbre par des exploits divers, par- ^ venait au trône âgé de quarante ans : on le regardait comme le vengeur de TÉtat, comme le restauratetir de la monarchie ébranlée; sa valeur étonnait à une époque où le courage était si commun; mais s*il déployait cette bravoure qui, au milieu des hasards de la guerre, fixe souvent la victoire, Jean manquait ^ de cette fermeté si nécessaire aux rois pour résister aux orages ; ayant encore plus de bonne foi et de loyauté que son père, il fut aussi malheureux que lui dans la pratique de ces vertus : une espèce di bonhomie, très-honorable chez un particulier, mais'

JâeQITlS DE LA. MiabCHB. 9r5

toojiiurs fatale dans l'exercice de la royauté, le fit sarnommer le Bon^ titre que ce prince porta sur le trfrae, et qu'il perdit bientôt après par des actes d'une ^Mtîce que sa £adblesse métne rendit cruelle.

Le premier de ces actes fut f ari^station et le supfiz^ de Baoul d'Eu , connétable de France. Ce feu- (blaire s'était laissé prendre dans la ville de Caen , 1346, par Edouard III, sans opposer la résistance p*oo avait lieu d'attendre d'un grand officier de la Muxmne : le vainqueur le traita avec tant d'égards , fB^on les crut tous .leux d'intelligence; on permit même au connétable de s'absenter de l'Angletprre. Raoul prétextait que le besoin de ramasser Targent nécessaire pour acquitter sa rançon l'obli- |eait à ces fréquents voyages : quelques historiens iftient qu'il venait ainsi dans le royaume pour entreteir le zèle des partisans de l'Angleterre. Philippe de Valois n'ignorait pas ces machinations secrètes ;

I liais, fatigué de punir, ne voulant pas ensanglanter les félicités que lui offrait son second mariage, il dédaigna de sévir contre Raoul , qui d'ailleurs , en qualité de prisonnier de guerre , était mort civilement. Jean II connaissait toutes les trames ourdies sous le règne de son père : les prétentions d'Edouard, ^elque chimériques qu'elles parussent , lui causaient un effroi perpétuel. Le nouveau roi regardait donc tomme ses ennemis déclarés, ceux qui semblaient fivoriser les vues de Plantagenet; c'est d'après ces motifs qu'il fit arrêter le connétable : le roi ordonna ^'on lui tranchât la tète, au milieu de la nuit sans rme de procès, et seulement en présence de quel-

()6 JACQU£S DE LA MABCHE.

ques hauts barons f du nombre desquels était Pierre de Bourbon j frère du comte de !a Marche.

Nonobstant ta culpabilité de Raoul , bien évidente à tous les yeux, cet acte portait le caractère de l'arbitraire 9 puisqu'on n'y observa aucune forme légale. En suivant l'enchaînement des événements postérieurs, on reste convaincu que la mort deRaould'Eu,donton aurait pu faire un exemple salutaire, devint au contraire la cause immédiate des malheurs de Jean II. Un mécontentement universel éclata parmi la chevalerie : après s'être vu enlever quantité de ses privilèges , elle avait à déplorer la perte de l'un des siens mis à mort sansjugement;cetexemple l'épouvantait. Le roi ofh4t l'épée de connétable à Jacques de Clermont , qui la roé* ritait par des services éminents : le comte de la Marche la refusa , ne voulant pas hériter des tristes dé^ pouilles de Raoul; mais il ne s'en montra pas moins ardent à défendre les intérêts du roi contre le parti des feudataires, dont plusieurs se mirent en état de rébellion ouverte.

La mort de Raoul de Nesle fut l'origine de tous les soulèvements particuliers qui agitèrent le royaume; Jean II entretenait ces troubles par une série d'actions plus imprudentes les unes que les autres. Les raisons que Jacques de la Marche avait alléguées pour refuser l'épée de connétable ne permettaient plus de l'offrir à Charles de Montmorency , ni au sire de Beaujeu, ni au sire de Clermont, qui passaient, après lui, pour les meilleurs généraux du temps; Jean l'accorda à son favori Charles de la Cerda , que Ton ne doit pas confondre néanmoins avec ces malencon-

JACQUES DE Là MARCHE^ ()7

treux personnages cjue le caprice des princes a souvent tirés des rangs les plus obscurs de la société, pour les porter au faîte des grandeurs. La Cerda était issu du sang de saint Louis par les femmes; son père se vit exclu injustement du trône de Castille; son frère avait succombé dans les champs de Crécy, en combattant auprès de Philippe. Charles de la Cerda se recommandait même par des qualités brillantes ; cependant son élévation à la dignité de connétable, avant l'âge de vingt-cinq ans , exaspéra les esprits. Plus on se déchaînait contre le favori , plus Jean se plaisait à le combler de faveurs. Dans le mois d'octobre i35i , il le maria à Marguerite de Blois, sa parente, fille de Charles de Blois, héritier de la Bretagne par son mariage avec Jeanne de Penthièvre, et lui donna le comté d'Angoulénïe : cette donation , à laquelle Jacques de la Marche voulut s'opposer , occasionna une horrible catastrophe.

Lorsque, par un acte de la plus rare loyauté, Philippe de Valois restitua à Jeanne , fille de Louis Hutin, la Navarre, que Charles le Bel et Philippe le Long avaient retenue, malgré les traités conclus antérieurement, il donna également à cette princesse le comté d'Angouléme, afin delà dédommager de la perte de la Champagne et de la Brie. Jeanne , vers la fin de sa vie, fit un échange avec Philippe de Valois de son comté d'Angouléme pour les terres de Pontoise , Asnières et Beaumont-sur-Oise; mais ce traité n'ayant pas reçu son entière exécution avant la mort du monarque , on se crut en droit de ne point l'accomplir; et Jean se mit en possession du comté d'Angou-

gB JACQUES DE LA MARCHE.

léme sans livrer l'équivalent à CTiarles d'Évreux, fils de Jeanne; ce qui inspira à ce dernier un juste ressentiment : le roi, pour Fapaiser , lui rendit une portion de ces fiefs en y ajoutant la main de sa fille (février 1 35 f ).

Ce n'était nullement par esprit de justice que le jeune roi de Navarre réclamait Théritage de sa mère : le besoin d'exercer sa malignité fut son unique motif : à l'âge de vingt ans il mérita le surnom de Mauvais j que lui a conservé l'histoire. Son génie malfaisant se décelait dans les moindres détails : des intrigues sourdes, des complots ourdis dans l'ombre, l'occupaient exclusivement, à une époque de la vie où des passions moins sérieuses que la politique agitent le coeur des princes.

La méchanceté nous effraye tellement, que nous nous représentons toujours les hommes pervers avec une figure aussi hideuse que leur âme; mais on se tromperait bien si on se faisait une telle idée des traits du roi de Navarre : jamais prince ne fut plus séduisant que Charles le Mauvais ; il joignait aux grâces du corps les charmes de l'esprit; brillant, prodigue, il exerçait sur ceux qui l'approchaient un ascendant irrésistible; pendant longtemps le peuple en fit son idole, et regarda ses fautes comme des étourderies de jeunesse : le roi lui-même, séduit comme les autres , partagea son affection entre la Cerda et Charles de Navarre; mais celui-ci n'était pas homme à souffrir une pareille concurrence. Tandis que son beau-père le comblait de faveurs , le laissait jouir d'un crédit dangereux, il s'érigeait secrètement en chef

du parti des feudataires mécontents , et se liait aux Plantagenets par des traités secrets dont le but était de précipiter du trône cette maison de Valois qui venait d'y monter.

L'histoire offre à celui qui la médite avec soin une source inépuisable d'observations; une des plus singulières que l'on puisse faire, c'est que les rois de la branche de Valois trouvèrent dans leur propre famille des ennemis acharnés, et que ces ennemis périrent tous d'une manière tragique.

Philippe de Valois eut pour ennemi Robert d'Artois, son cousin germain, mort les armes à la main; Jean II, Charles le Mauvais, son gendre, qui périt brûlé; Charles V, Charles le Mauvais, son beau-frère ; Charles VI, sa mère ; Charles VII, son fils ; Louis XI, son frère, mort empoisonné; Charles VIII, son cousin germain, le duc d'Orléans ; François I", le connétable de Bourbon , son cousin , mort les armes à la main, etc.

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