‹ Vies des grands capitaines francais du Moyen Age, pour servir de complément á l'histoire génerale de la France aux XII, XIII, XIV et XV siéclesChapitre 25 sur 42 · LIVRE m · texte numérisé non relu

LIVRE m

Boacieaut, rentré en France , soumet le P^gonl rëvoUé contre le roi, puif il p«sse À ComtentioDple afin 4e eecourîr l'emperetir Comaâne attaqué par les Turcs.

Louis de Rochbchouam , sire de Mortemart , avait rendu d^s séryioes ëminents à la raonarbfak , en formaot) au commencement de 1 366, la ligue des barons aquitains, dans le but de ramener le Poitou sous Tobëissance de la France , dont cette province avait été séparée par le traité de Bretigny : Louis de-Rocbecbouart perdit dans cette noble entreprise ses biens et sa liberté* En i368 il soutint, aux portiss de Tonnay- Charente , un combat opiniâtre contre le prince Noir lui-même, commandant sur ce point des forces supé«rienres; il fut pris après avoir fait des prodiges de valeur, et paya une forte rançon, Charles V, l'ayant réintégré dans ses domaines, ne trouva pas de meilleure manière de récompenser son dévouement que de Tap-

44 il^AN LE «EINGRE DE BOt'CICAOT.

peler son eouiin (i) dans les chartes et actes publics; mais tous les grands feudataires ne suivirent pas l'exemple de ce banneret. L'Angleterre conservait de nombreux partisans dans les contrées méridionales. Archambaud, comte de Périgord , petit-neveu du cardinal Talleyrand, fit en faveur de Henri de Lancastre, usurpateur du trône de Richard II , ce que le sire de Mortemart avait fait pour Charles V. 11 eut de vifs démêlés avec la ville de Périgueux, au sujet des pri villes dont elle jouissait depuis long-temps. Les habitants implorèrent le roi de France , qui les prit sous sa protection. Archambaud réunit tous les brigands qui désolaient le pays , les organisa en troupe réglée , et se déclara vassal de l'Angleterre ; il dévasta la province , et s'empara de plusieurs places fortes. Le conseil de Charles YI, craignant que la rébellion ne se propageât parmi les autres leudes de la région aquitaniqne , avisa aux moyens de faire rentrer Archambaud dans le devoir. 11 lui adressa une lettre revêtue de la signature du roi et conçue en ces termes : « Comte de Périgord , nous avons entendu avec d'autant plus de ressentiment le récit des violences que vous faites à nos sujets de la ville de Périgneux , qu'il y a de la honte d'ap[»endre de si étranges excès de la part d'one personne d'an nom illustre, et d'une réputation si étaUie dans les armes ; vos ancêtres ont toujours été fidèles à la couronne de France , et vous profitez mal de leur exemple, d'encourir notre colère par des entreprises contre notre service , que nous serions obligé de châtier si nous ne jugions plus à propos d'user de notre clémence que de notre justice : ce sera pourtant à condition que vous

(i) Boacbet, Annales d'Aqnilainc , t. ▼. — Histoire da Poilott ; Thibaudeau , t. m , in- 1^.

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